Motsclefs: Exposition, photographies, chasse photographique, Recloses, Buthiers,
«Boris
et Sylvain, vous invitent à partager leurs divagations naturalistes au
sein de la forêt de Fontainebleau et aux alentours de celle-ci.
Les
œuvres proposées ne représentent qu'une infime partie de la richesse et
de la diversité des espèces animales de notre région.
Ce
qu'ils voient et capturent sur papier est à la portée de tous ceux qui
prendront le temps d'écouter, de voir et de découvrir leur
environnement.
Toutes les images exposées ont été prises en milieu naturel et dans le plus strict respect des sujets photographiés».
S.B.

Vous pourrez retrouver Boris et Sylvain à
-À la salle polyvalente de Buthiers,le dimanche 8 novembre 2009.
entrée libre
-En l'église de Recloses, le dimanche 6 décembre 2009.
participation demandée au profit du téléthon
À bientôt sur photonaturefontainebleau.
MOT CLEF: Chevreuil, Brocard, Chevrette, Vent, Direction du vent, Sous le vent, Vent tournant, Odeur,Approche, Billebaude, Météo locale,
Une récente déconvenue, m'a incité à rédiger cet article, au sujet de la "maitrise" du vent en photo animalière.
5 heures, le réveil sonne, petit déjeuner rapide, mal réveillé, toilette ultra rapide dite "de chat" puis départ.
J'arrive dans la petite clairière où j'ai "rendez-vous" avec mon jeune brocard..."fait" en photo il y a quelques jours.
Ce matin là, il avait été très coopératif, il faut le reconnaître...
Mais aujourd'hui, pas du tout, j'avais pourtant "pris" le vent chez moi !
Je mets cela sur le compte de la peur qu'il a eu en me voyant arriver pratiquement en même temps que lui sur la clairière.
Déçu, je rebrousse chemin et me dirige vers une parcelle en régénération, aboiement d'un chevreuil, décidément ce matin je n'ai pas de chance, mais je ne prends pas la peine de contrôler le vent.
J'arrive aux abords des premiers layons, j'aperçois une chevrette, probablement celle que j'ai prise en photo le même jour que le jeune brocard (voir photos en fin d'article).
Tête relevée, inquiète, elle cherche par des mouvements latéraux à déterminer si cette masse camouflée fait ou non partie du décor. Puis aboiement et fuite.
Tout comme un débutant, je ne réalise pas que là aussi le vent a tourné, et la matinée, enfin, le début de matinée se passe ainsi. Au total ce sont 6 chevreuils, qui me fuiront ce jour là.
Si j'avais pris la peine de regarder ma girouette plus longuement, j'aurais constaté que le vent soufflait tantôt du sud, du nord, de l'est et de l'ouest et je serais retourné au lit, sachant qu'il était inutile de "traquer" le chevreuil !
il m'aurait suffit, la veille de consulter la météo locale, et j'y aurais vu ceci
La colonne, située à l'extrême droite, indique la direction des vents, j'ai rajouté pour ceux, qui ne sont pas familiarisés avec ce genre de tableau, la signification des flèches.
Comme je l'ai déjà écrit dans CET ARTICLE ICI, seuls les prévisions de vents peuvent être prises vraiment au sérieux, en ce qui concerne leurs directions.
Le reste des prévisions c'est à dire, la couverture nuageuse, les températures et la force des vents, laissent trop souvent à désirer, c'est le moins que l'on puisse dire.
Un vent bien établi permet, de définir son itinéraire de billebaude, et de surprendre les animaux, qui pour survivre se servent de leur odorat, cad les mammifères.
Et voici, en images la même progression sous le vent (en rouge). le vent est bien établi ce jour là !
Détection de l'animal
Photos et approche.
Les photos sont à peine recadrées, elles ont été faites au 400 m/m
La chevrette m'ignore complètement !
Elle finit de boire dans une flaque, puis regagne le couvert.
À bientôt les amis pour de nouvelles aventures naturelles sur photo nature Fontainebleau.
Il m'a semblé intéressant de
vous communiquer des informations concernant les règles à appliquer
pour l'archivage des données numériques. Les photos, nos photos en font
partie.
Le site des archives nationales me semble être une bonne référence.
Voici les coordonnées.
http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/gerer/
il
existe un certain nombre de référents sur la toile, concernant la
préservation des images numériques, chacun y va de son expérience,
fatalement courte...beaucoup de personnes se prononcent sur les
capacités à franchir , humm ! les siècles de ces différents supports.
Voici ce qu'en "pense" les archives nationales.
Téléchargement Recommandations de la direction des archives de France
Téléchargement Recommandations_relative_gravure_conservation__evaluation_CD-R
Il appartient à chacun, suivant ses motivations, ses ressources financières de faire, le bon choix pour les années à venir.
Mais
tout change si rapidement, que nous pourrions être en droit de nous
demander si il ne faudrait pas revenir aux bons vieux tirages en noir
et blanc qui ont franchi, ou sont en train de franchir le cap du...
siècle ;-)).
À bientôt sur photonaturefontainebleau.
-CLIQUEZ SUR LA PHOTO CI-DESSOUS POUR CONSULTER LES NOUVEAUTÉS DES ALBUMS PHOTOGRAPHIQUES. AJOUT DE LA CATÉGORIE
"LES ARBRES REMARQUABLES DE PHOTONATURE FONTAINEBLEAU"
BIDOUILLES PHOTO, CHASSE PHOTO
je vous propose aujourd'hui la réalisation de patins pour équiper votre trépied.
Très simples à réaliser, ils évitent aux pattes de s'enfoncer, dans le sable, la boue ou la vase.
Dernièrement
je me suis rendu dans une carrière de sable avec un ami, pour y faire
quelques photos, mais les difficultés rencontrées pour stabiliser le
trépied, sur ce sol fuyant, m'ont incité à réaliser une bidouille, dans
l'urgence.
Vous allez vous rendre compte qu'il s'agit d'un moyen de dépannage, très efficace.
Il suffit de récupérer des couvercles de bocaux de la taille adéquate puis...
Mais auparavant voici "l'outillage" qu'il vous faudra.
Un
cutter et de la ficelle, sur la photo nous apercevons également les
différentes tailles de couvercle, que vous pourrez utiliser.
Une fois votre choix effectué il suffit de percer chaque couvercle à l'aide du cutter afin d'obtenir une croix, comme ceci:
Vous
remarquez qu'après avoir fendu le couvercle, j'ai légèrement enfoncé le
métal de façon à former un logement pour l'embout caoutchouc de la
patte du trépied.
Il suffit de maintenir ce couvercle sur la patte sans pour autant percer ou détériorer le trépied (vu le prix de ces engins ;-))
Voilà la solution que j'ai adoptée, un morceau de tissu maintenu par une ficelle et le tour est joué.
Ce qui compte c'est l'efficacité. Et là c'est efficace, croyez-moi. À bientôt sur photonature les amis.
-La période hivernale est l'occasion de réaliser d'intéressants clichés de glaçons et d'eau en mouvement.
les chutes d'eau ne sont pas légion dans la région, mais quelques sauts de rivières ou de canaux vous permettront de réaliser tout de même de beaux clichés.
Voici quelques "coins" aux alentours de Moret sur Loing, qui offrent de belles perspectives
-Les chutes d'eau de Moret-sur-Loing au cœur de la ville.
-Pas très loin de la ville, une intéressante chute, située dans le lotissement de Ravanne, il faut passer sous le bâtiment formant porche juste aux feux tricolores, puis tourner immédiatement à gauche une fois passé ce bâtiment. 
-La vieille écluse d'Épisy située près du pont enjambant le canal du loing, permet de très bonnes prises de vues. Attention au stationnement, problématique à cet endroit.
-Entre Grez-sur-loing et Fromonville, le long du loing quelques belles chutes, les digues ne sont plus entretenues, la beauté des sites est différente de ce qu'elle était il y a 20 ans, mais une digue reste tout de même très intéressante par son point de vue. Il faut quitter le véhicule dans le chemein bordant le terrain de foot de Grez-sur-loing, puis suivre le Loing.
-Vous avez bien sur les écluse situées sur la Seine, mais là, le romantisme...
Quelques conseils concernant le prise de vue, il n'est pas nécessaire de choisir une journée ensoleillée, surtout si vous voulez réaliser des "filés" comme ci-dessus.
Vous vous équiperez d'un pied stable, d'un cable de déclenchement souple, vous pourrez relever, le miroir avant la prise de vue, (voir programme de votre jouet préféré).
Choisissez la sensibilité la plus faible, et le vitesse la plus lente, la profondeur de champs est sensible à ces deux éléménts...
Le numérique permet bien des fantaisies, ne vous en privez pas.
Bonne prise de vue et à bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.
CONFECTIONNER À PEU DE FRAIS UN SAC PHOTO ADAPTÉ À VOS BESOINS.
Lorsque je parcours les catalogues de sacs photo, je suis toujours effaré par les prix pratiqués. En effet voilà des matériels sortis des chaînes que je suppose, "chinoises" de montages à un prix, très certainement dérisoire, une fois mis sur le marché, ils prennent soudain une valeur atteignant des sommets.
Je vous propose moyennant quelques heures de couture, de vous fabriquer un sac photo, il suffit de vous procurer un sac à dos destiné à la randonnée, vous le choisirez très confortable, ce qui n'est généralement pas le cas des sacs photo.Une poche basse séparée d'une poche haute et éventuellement une poche rabat, s'il est imperméable, c'est un plus, mais là il faut être clair, rares sont les sacs, photo, ou à dos vraiment étanche, il faut toujours faire appel à une housse étanche.
Voici celui que j'ai choisi, il date un peu, remarquez, qu'il est doté de cette poche supérieure bien pratique.
Pour "rembourrer" mon sac, j'ai utilisé des feuilles de mousse très compacte, de la mousse d'émalène blanche, ce produit est utilisé pour confectionner les boîtes à insectes et notamment pour recouvrir les fonds de boîte.
Vous pouvez trouver cette matière chez les fournisseurs spécialisés, en différentes épaisseurs.
Votre travail consiste à prendre les dimensions intérieures du sac, partie basse, afin de pouvoir réaliser un contenant ayant cet aspect.
Choisissez un tissu assez solide, puis à l'aide de la machine à coudre réalisez de grands goussets dans lesquels vous glisserez les plaques d'émalène, taillées aux bonnes dimensions. Vous devez commencer par le fond de votre "boîte" puis les cotés, je ne vous cache pas que j'ai eu quelques difficultés, en effet le bras de la machine à coudre n'ayant pas assez de débattement avec le socle, il m'a fallut jongler et triturer les plaques d'émalène afin de les faire passer dessous.
une fois réalisée la "boîte" est disposée dans le sac.
Il faut maintenant réaliser, toujours sur le même principe différentes séparations,
De la bande velcro peut être cousue à l'intérieur de votre "boîte" et sur les séparations mais le coût et la difficulté de pose, m'ont fait renoncer à ce petit plus.
Il suffit maintenant de placer votre matériel à l'intérieur en utilisant les séparations.
Pour la partie supérieure du sac, compartiment du haut, j'utilise des plaques confectionnées sur le même principe qui servent à protéger mon matériel mais qui sont utilisées également en guise de siège, d'où leur couleur camouflée (je crois que j'ai fait un article à ce sujet).
Bien entendu, comme toute les "bidouilles" que je présente ici, ce n'est pas leur marque ou leur "coup d'œil" qui importe, mais leur côté pratique.
À bientôt sur photonaturefontainebleau.
La forêt de Fontainebleau n'est pas, telle ou telle forêt du Jura, des Vosges, ou du Massif Central, non ici, il y a du monde, beaucoup de monde. Pas un coin, un racoin, à l'abri des "fouineurs". Acheter, chez Schmurtz ou Durand, un affût contre une somme de monnaie sonnante et trébuchante, puis l'installer en forêt domaniale de Fontainebleau, est assez téméraire.
Vouloir perdre 300 ou 500 € de cette façon, pour moi c'est non ! Il vaut mieux construire dans ces conditions, un affût avec de la végétation .
Plutôt que d'investir une somme pareille, croyez moi, offrez vous et à votre compagne une machine à coudre et du tissu et confectionnez-vous votre affût. Ne soyez pas fainéant, (j'en connais !) au point de faire travailler votre bien aimée, non ! faites comme moi, apprenez à coudre et foutez lui la paix.
Vous serez gagnant, vous aurez pour une somme modique un affût réalisé sur mesure ! Allez chez "Machin solde" vous trouvez du tissu camouflé peu cher, mais du vert peut tout aussi bien faire l'affaire.
Pour revenir à nos moutons, je me suis confectionné une cabane d'affût que voici, je sais que vous êtes nombreux à venir fouiner dans ces colonnes et vous l'aurez déjà vue.
je vous avais expliqué comment confectionner une armature, assez compliquée. Cette fois nous allons en réaliser une, très simple, dont les constituants pourrons rester sur le terrain plutôt que d'être transportés.
Mais auparavant, il faudra jouer ou (faire jouer) du chalumeau il s'agit de confectionner ces pièces en métal. en voici une...
Vous aurez besoin de quatre pièces identiques.
Je les ai confectionnées, avec de vieux piquets de tente, scie à métaux, boite à onglets, lime et chalumeau, seront les outils dont vous aurez besoin.
Pas de longs discours voici la façon de découper et "d'échancrer" les tubes. Il faut, pour réaliser un bon brasage, que les pièces soient bien ajustées entre elles.
Les tubes bleu et jaune ont été coupés à l'aide de la boite à onglets, à 45 degrés, pour l'autre tube, là, il faut jouer de la lime.
Une fois ces quatre angles réalisés, il suffit de glisser à l'intérieur des baguettes de noisetier qui formeront la charpente de votre affût.
Deux baguettes placées à droite et a gauche servent d'entretoises et rigidifient un peu plus la structure.
Pour vous rendre à votre emplacement vous n'avez que ces quatre angles de métal et votre bâche à transporter.
Repérer les angles avec de la peinture, permet de gagner un temps appréciable une fois sur le terrain.
Les baguettes de noisetier, sont écorcées, là où elles doivent s'insérer dans les tubes.
Ficelées entre elles, il ne vous reste plus qu'a les cacher près de l'endroit où vous affûtez.
Les "pattes" sont épointées .
À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.
CONSTRUIRE UN AFFÛT POUR PRISES DE VUE DE MARTINS-PÊCHEURS.
Des amis possèdent un terrain boisé, non loin de la rivière le Loing ( un affluent de la Seine ) . C'est par le plus grand des hasards qu'ils ont découvert ce site de nidification sur leur propriété. Connaissant ma passion pour la photographie des animaux sauvages, ils m'ont gentiment autorisé la construction d'un affût, pour réaliser des photos de Martins-pêcheurs. Le Loing avec ses berges de terre sableuse et abruptes, offre de très nombreuses possibilités de nidification à ce joyau du monde animal. La densité de couples de Martins-pêcheurs entre Moret-sur-Loing et Nemours est une des plus importante de la région.
J'ai donc profité de la morte saison, pour
installer cet affût. Comme vous allez vous en rendre compte, il est
fait pour durer plusieurs saisons !
Il va sans dire, que, sans
l'autorisation qui m'a été donnée je n'aurais pu réaliser ces travaux,
qui nécessitent du bois d'œuvre.
Mon gros problème, était de
construire un affût modulable , c'est à dire me permettant de
réaliser des clichés, en période d'étiage ou de crue de la rivière. Le
Loing est très sensible aux précipitations, deux ou trois jours après
de fortes pluies, le niveau monte très rapidement.
J'ai donc copié
le système des lavoirs installés sur les bords des cours d'eau au
débit fluctuant . Il s'agit d'un plancher pouvant être relevé ou
abaissé, grâce à des chaînes, suivant le niveau de l'eau.
Sur cette photographie extraite du site : http://lavoirsdelamayenne.ifrance.com/ nous apercevons deux des quatre chaînes permettant de monter ou descendre le plancher.
Mais voyons tout d'abord le site de nidification. le point rouge vous indique le trou d'accès au nid.
J'ai tout d'abord construit une structure destinée à supporter le plancher mobile. quatre pieux enfoncés dans le fond de la rivière, et maintenus par des entretoises.
En rouge les quatre pieux, en vert les entretoises, en jaune les quatre chaînes.
Le dessus de la structure est équipée d'un toit,
Le plancher mobile est construit à l'aide de rondins et de planches de palettes à l'intérieur de la structure. Il sera coupé après sa construction, c'est à dire raccourci aux extrémités, lui permettant de descendre ou monter entre les pieux verticaux . Cette solution permettait d'éviter les manipulations pénibles qu'aurait engendré une construction réalisée sur la berge.
Seules deux planches sont clouées en avant et en arrière du plancher, les autres planches sont mobiles, permettant de réaliser soit un siège soit un châlit. pour affût couché ou, assis (moins pénible!!)
les chaines sont fixées aux pieux puis au plancher, le réglage s'effectue grâce à des mousquetons.
Toute la structure est recouverte de toiles et de filets camouflés, puis de végétation.
Il est en effet primordial, que le photographe, soit placé dans l'obscurité. Dans le cas contraire, le moindre mouvement pourrait être détecté par les oiseaux. Signalons tout de même que le Martin-pêcheur n'est pas un animal particulièrement farouche, mais ...
Le camouflage comme bien souvent en "chasse" photo, ne sert qu'à éviter les curieux, je parle des humains. En effet une toile rouge verte ou jaune ferait tout aussi bien l'affaire. Ce qui compte, c'est que l'animal s'habitue à cet édifice et l'inscrive dans sa "bibliothèque" visuelle.
Et voilà, il ne reste plus qu'à attendre les beaux jours pour réaliser le scoop ! En espérant qu'il n'y ait pas de crues importantes et que tout soit embarqué !
À bientôt sur photonature fontainebleau les amis.
-LE MONDE DES ODEURS CHEZ LES ANIMAUX, OU COMMENT ESSAYER DE PASSER INAPERÇU DANS LE "MONDE" ANIMAL.
-CONSTAT
Le brame finissant, vient encore une fois de me révéler l'extrême méconnaissance du monde animal chez certains photographes Naturalistes ou animaliers.
C'est généralement, lors de billebaude, que je rencontre, ou plutôt que j'évite, ces apprentis photographes, attention ! il n'y a là aucun jugement péjoratif.
L'utilisation du vent et sa connaissance forment pourtant, un des piliers de la photographie animalière.
-L'ODORAT.
Cette "science" ne semblerait s'appliquer qu'aux mammifères, en effet les araignées, papillons, et autres petits peuples de l'herbe nous détectent de mille autres façons que par l'odorat. Pourtant les moustiques détectent notre odeur ! Les odeurs ne semblent pas concerner les oiseaux, bien que le pigeon voyageur serait capable dit-on, de reconnaître son territoire à l'odeur. Les poissons ne sont pas privés d'odorat puisque le saumon retrouve son lieu de naissance grâce à son odorat.
Comme je le dis souvent il est difficile, dans la Nature, d'établir des règles.
Les fosses nasales sont le véritable "siège", de la détection des odeurs, les récepteurs placés là, analysent en permanence, les produits volatils en suspension dans l'air, dispersés sous forme de gaz ou d'aérosols. Cette zone porte le nom d' épithélium olfactif.
Comparez ces charmants "minois" et la longueur de leurs fosses nasales !
Il est évident que certains ...sont largement favorisés dans le domaine de la détection !
Liens concernant l'odorat :
-COMMENT ORGANISER UNE SORTIE PHOTO.
Voici donc la façon dont j'organise mes sorties photographiques.
J'entends déjà certains grincheux, dirent, « là il déc... le Jeanpoule, il donne des tuyaux à ceux qui nuisent à la Nature ! Mais, il faut savoir que les nuisibles à notre environnement et plus particulièrement à la Nature, connaissent sûrement plus de choses sur la Nature, que les doux rêveurs arpentant les chemins de campagne en fin de semaine. Robert Hainard grand naturaliste, l'affirmait lui aussi.
Photo de robert Hainard et de Jacques Rime, extraite du site:
http://www.lagruyere.ch/archives/2006/06.04.13/gruyere2.htm
-LA MÉTÉOROLOGIE.
-Je consulte tout d'abord la météo. À la rubrique météo France, je choisi la carte des vents prévus pour le lendemain. En général, les prévisions sont assez fidèles, plus, en tout cas que celles concernant la couverture nuageuse. Un conseil, ne cherchez pas, à connaître les prévisions au delà de trois jours, ce domaine, à mon avis, est réservé aux voyantes.
Copie d'écran faite sur le site de météo France :
http://france.meteofrance.com/france/accueil
Puis je "consulte" une girouette, installée dans mon jardin, elle me donne la direction du vent au sol, attention ! notez bien qu'il est très fréquent d'observer au sol ou plutôt entre 1 et 3 m de hauteur des vents différents de ceux soufflant à très haute altitude.
Cette girouette, très simple à réaliser, est constituée d'une perche surmontée d'une tresse de 1 a 2 mètres de longueur flottant au vent. La différence avec une girouette classique, est que cette tresse, est agitée au moindre zéphyr .
Un vent très léger, inférieur à 1 km/h, décelable simplement par le souffle produit sur le visage, est détecté et révélé par mon bricolage.
-EN PRATIQUE
Connaissant la direction du vent et seulement À CE MOMENT LÀ, j'organise ma sortie, c'est à dire que je me rends aux affûts (Lorsque je dis affûts il peut s'agir parfois que d'un simple emplacement), prévus pour les vents d'ouest, d'autres pour les vents de sudsud-est et d'autres encore pour les vents d'est. Ce sont majoritairement les vents soufflant ici, avec tout de même une prédominance pour les vents d'ouest, porteurs de nuages. Connaissant l'affût ou l'emplacement à utiliser, je me rends sur le parc qui convient pour garer mon char.
La démarche est toute différent de celle qui consisterait à stationner sur son parc habituel , et de là, partir comme chaque fois sur le même itinéraire.
Une fois sur le terrain j'utilise à nouveau un morceau de tresse pour contrôler la direction du vent. Il se peut en effet qu'un vent détecté comme venant d'une direction chez moi, surtout s'il est supérieur à 10 km/h souffle très légèrement dans une autre direction en forêt.
-PARTICULARITÉ DES VENTS À FONTAINEBLEAU.
Voici un extrait de carte de la forêt de Fontainebleau, j'ai matérialisé en rouge les mouvements de terrain, c'est à dire les chaos rocheux. Vous remarquerez qu'ils ont une orientation bien particulière, tous, à de très rares exceptions sont orientés est, ouest.
Peut-être vous êtes vous rendu compte, qu'à chaque changement de direction du vent, il tourne,durant des périodes de 12 à 24 heures, avant de s'établir dans une direction bien définie.
Le même phénomène se produit lorsque les vents viennent du sud ou du nord (plus rare). En arrivant sur certains points comme ceux mentionnés, sur la carte, ils rencontrent les reliefs, certes, ils ne sont pas hauts, mais cela suffit pour rendre ces vents tournoyants et ingérables par le photographe animalier.
-LE VENT ET LES ANIMAUX.
En règle générale les animaux, n'aiment guère le vent, du moins le vent fort, ils cherchent toujours à s'en protéger. J'ai remarqué que lors d'épisodes particulièrement venteux, les animaux se font plus rares.
Lorsqu'ils ne sont pas dérangés, ils semblent utiliser le vent, pour se déplacer. Les déplacements semblent conditionnés par la direction du vent, ils progressent le nez au vent, ce qui paraît tout à fait logique. Mais attention comme dit plus haut il ne peut y avoir de règles définitivement établies dans la Nature.
-LES ODEURS.
Il est inutile de se déplacer le vent dans le dos, les animaux vous sentiront et fuirons. On a beaucoup écrit sur les distances à laquelle un animal peut vous détecter, pour ma part je prends cela très à la légère. En effet cela dépend de la vitesse du vent, des obstacles pouvant influencer le déplacement des particules odorantes, etc etc.
Ne jamais se déplacer le vent dans le dos.
Vous devez vous déplacer nez au vent comme ceci.
Quelque soit la situation, c'est un principe à respecter. Inutile de vous placer dans un affût si le vent est mauvais (Sauf si cet affût est placé en hauteur) les interstices laisseront passer votre odeur et vous serez éventé. des heures d'attente pour rien.
Dans le cas précis, de l'affût "perché", le cône de dispersion des odeurs se trouve décalé vers le haut, les odeurs parcourront alors une plus grande distance avant de toucher le sol, de plus elles seront fortement "diluées".
Inutile, non plus, de parcourir la forêt avec un vent poussant les odeurs devant vous.
LES ODEURS ET LES ANIMAUX.
Les jeunes mammifères , passent une partie de leur enfance avec leur mère, se déplaçant sur le territoire de cette dernière. La femelle connait le terrain et ses odeurs, une odeur l'inquiète...elle fuit, et le jeune aussi. Il apprend ainsi à se déplacer, à utiliser le terrain, dans un monde d'images et dans un monde d'odeur. Lorsque, arrive enfin le moment de son émancipation, il quitte le territoire de sa mère avec une "bibliothèque" d'images et d'odeurs bien remplie. Arrivé sur son nouveau territoire, c'est à dire un territoire libre, il adaptera sa "bibliothèque" en plaçant les nouveaux éléments nécessaires à sa survie. Nous savons que le jeune animal ne sachant pas s'adapter, meurt. C'est une des règles de l'évolution.
Un animal comme le cerf ou le renard se déplace dans un monde d'odeurs, pour illustrer cela, rendons les odeurs visibles en les comparant à de la brume ou du brouillard.
Représentons nous une matinée avec un brouillard dense, et une matinée avec un très léger voile de brume accroché au sol, un peu comme après une pluie d'été,la matinée au brouillard dense représente la perception des odeurs par le cerf ou le renard, et celle avec un léger voile représente notre "perception" des odeurs
Il y a autant de différence entre ces deux matinées qu'il y en a entre notre perception des odeurs et celle qu'en a le cerf ou le renard.
Le cerf ou le renard, perçoivent, disons, 200 odeurs différentes et nous 10... (ce sont des chiffres inventés ils ne sont là que pour illustrer mon propos).
Ce chiffre de 10 s'amenuise de jour en jour, en effet nous sommes de plus en plus soumis à des odeurs paralysant nos sens olfactifs, les parfums artificiels envahissent notre environnement quotidien en annihilant notre perception des plus fines et subtiles odeurs naturelles. Les commerciaux tentent d'ailleurs d'inculquer aux consommateurs qu'une odeur naturelle n'est pas souhaitable dans notre vie de tous les jours, mais qu'une odeur artificielle (avec un cout !) est préférable. Ces particules, synthétiques, parfum toilettes, parfum voiture, parfum corporel,parfum boissons, parfum parc stationnemnt etc se multiplient de jours en jours et ne sont pas sans effets sur la santé. Ce principe n'est pas totalement acquis, par nos semblables, en effet lorsque je vais dans une boutique de mon petit village, et que j'attends mon tour derrière telle ou telle personne, hum ! hum ! là je préférerais sentir la rose artificielle !
Certains nous affirment que les animaux ont peur de l'odeur de l'Homme, pas tout à fait vrai, pas tout à fait faux !
Si c'était le cas, ici à Fontainebleau, plus aucun animal ne traverserait un chemin un sentier etc. Les animaux sauvages sont habitués à sentir l'odeur du cuir, du cirage, de l'urine, de l'essence, de l'huile, du caoutchouc, etc etc bref, l'odeur des Hommes, sur les chemins, ces odeurs sont présentes, dans la "bibliothèque" des l'animal.
Mais subtilité, elles sont inscrites en quantité, c'est à dire que :
Le renard chasse sur ce chemin, où passent des humains, avec leurs machines et leurs animaux domestiques, il y a présence de milliers d'odeurs,pourtant ils ne fuit pas.
Le Naturaliste passe avec son appareil photo, il laisse son odeur, ok, mais la source de cette odeur, n'est plus là, les 100% sont partis. Il ne reste que 2 % d'odeur de photographe.
Maintenant le renard passe sur ce chemin ou est caché le même photographe, là l'odeur est à...100 %. Donc fuite, les animaux sont donc capable de discriminer les odeurs tant en origine qu'en quantité. CQFD
-ÉVITER LES ODEURS.
Si il y avait une méthode, un secret, c'est bien simple il n'y aurait plus d'animaux en liberté, c'est une évidence, ils seraient tous en cage, apprivoisés ou dans les congélateurs.
Si vous allez sur la toile, à la recherche, de "produits" éliminant les odeurs, vous en trouverez, si vous chercher les méthodes pour vous rendre invisible "olfactivement" vous trouverez là aussi, mais que valent ces produits (vendus à des prix défiant toute concurrence) et ces méthodes ?
La seule méthode serait comme je l'ai dit, d'éduquer l'animal à notre odeur, faire entrer dans sa bibliothèque l'odeur inconnue, notre odeur.
-EN GUISE DE CONCLUSION.
Une anecdote qui m'est arrivée il y quelques années.
J'avais installé un affût en forêt près d'une clairière, et pour multiplier les chances de réaliser des photographies, j'avais placé non loin de cet affût, un morceau de bois qui pourrait, le cas échéant servir de perchoir à un rapace...
Quelques jours plus tard, trois exactement, je m'en souviens encore très bien, je vois arriver une biche et son faon, dans cette petite éclaircie.
Mais ou je fût très surpris, c'est au moment où la biche fit un léger saut en l'air, elle était arrivée sous le vent de ce morceau de bois que j'avais placé là, trois jours auparavant. Je n'avais pas pris de précaution particulière pour manipuler ce "perchoir" et mon odeur était encore présente sur le bois et elle l'avait détectée.
Elle s'est approchée avec d'infinies précautions du morceau de bois que l'on aperçoit à droite de la photo et a porté son museau à quelques centimètres de l'endroit où j'avais posé mes mains, tout cela a duré quelques secondes, mais j'étais tellement surpris, que j'en ai oublié de faire des clichés, j'avais trop peur de mettre fin, avec le bruit du déclencheur à cette scène, que j'ai jugée extraordinaire. Puis rassérénée, accompagnée de son faon elle a continué à brouter paisiblement, tout en s'éloignant de l'affût. Je dois dire que des observations comme celle ci, comptent beaucoup dans la vie d'un naturaliste.
À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.