Mots clef: Engoulevent, Chèvres, Moutons, Pline, Aristote, Camouflage, Mimétisme, ONF, Niche écologique, Paul Géroudet, Homotypie, Accipiter nisus, Homochromie,
C'est un oiseau, ce n'est pas un hibou, ce n'est pas une chouette et pourtant il chante et chasse la nuit.
C'est l'Engoulevent d'Europe Caprimulgus europaeus .
-Présentation.
-Origine du nom latin.
Aristote, puis Pline l'ancien, à leur époque, véhiculent par leurs écrits et "compilations" des légendes assurant que cet oiseau, l'engoulevent, est capable de traire les chèvres, et les vaches !
Cette idée a perduré et son nom latin rappelle cette rumeur,
Caprimulgus europaeus : capra = chèvres et mulgere = traire, eurapeus signifiant Europe.
Mais pourquoi lui avoir donné ce nom, de "trayeur" de chèvres, donc voleur de lait ? Essayons de raisonner, à l'ancienne, un peu comme ces paysans actuels qui ayant beaucoup réfléchi, accrochent des dépouilles de corvidés aux abords de leurs cultures, pour les protéger de ces mêmes corvidés.
Constat fait par l'autochtone.
«Cet oiseau fréquente les landes broussailleuses où sont mes chèvres et mes moutons :
-S'il est là c'est fatalement pour voler quelque chose !
-Il ne vient que la nuit, c'est sûrement pour commettre des larcins !
-Il a un bec très large, pour se saisir des mamelles des animaux.
-Il se tient souvent au sol pour être à la hauteur des pis.
-Il émet de drôles de bruits.
-On ne le voit jamais le jour, c'est bien qu'il se sent coupable !
-Lorsque les animaux sont à l'étable on ne le voit plus, c'est donc bien pour eux qu'il est là ! »
Et voilà une réputation faite !
La réalité est tout autre, bien entendu.
Les concentrations d'animaux domestiques, véhiculent dans leur sillage tout un peuple d'insectes qui attirent eux mêmes leurs prédateurs, dont l'engoulevent.
Le large bec est le fruit du hasard de l'évolution et l'oiseau bénéficie ainsi d'une surface de capture plus importante.
Le chant est lui aussi le fruit du hasard et n'est pas plus inquiétant que celui de la chouette, ou du hibou.
L'engoulevent utilise une niche écologique (1) restée libre..
Le jour, tout comme les rapaces et autres animaux nocturnes, il se repose.
L'hiver, les chèvres, les moutons et les vaches sont à l'intérieur des étables, lui est en Afrique.
-Origine du nom français.
Son nom français parait être le résultat d'observations, plus judicieuses, "engoule" et "vent", engouler signifie avaler voracement, il avale le vent, le bec largement ouvert.
Ce qui est en partie exact, l'engoulevent ouvre largement son bec pour attraper en vol ses proies, mais uniquement au moment de la capture.
Une ancienne croyance affirme également qu'il vole tout le temps le bec ouvert. L'air s'engouffrant alors dans le bec et la gorge de l'oiseau produit ce chant si particulier.
Les nombreuses et précises observations effectuées depuis, ont démenti ces interprétations anciennes et erronées.
-Distribution.
Comme dit plus haut c'est un oiseau des landes, des terrains boisés clairs et bien exposés.
Signalons au passage l'excellent travail de l'ONF ici à Fontainebleau qui a su restituer à notre ami, des "biotopes" propices à la nidification.
Présent en forêt dès le mois de mai il nous quittera fin août début septembre pour l'Afrique
-Rythme de vie.
L'Engoulevent d'Europe est avant tout un oiseau crépusculaire et nocturne, son activité commence peu de temps après le coucher du soleil, pour une période d'environ deux heures, puis reprend deux heures avant le lever du soleil et s'arrête enfin avant que le jour ne pointe à l'horizon (Paul Géroudet).
-Chant.
Le plus surprenant chez cet oiseau est son chant à nul autre pareil, un bruit de mobylette ou de petit moteur, mais vous pouvez l'écouter ici.
-Camouflage.
L'engoulevent d'Europe passe la journée au sol, bien camouflé dans la végétation.
Ou branché dans un arbre.
Une particularité de cet oiseau est sa façon de se percher.
Si la plupart des oiseaux ( x ) se perche perpendiculairement à la branche, lui se place dans le sens du support. Peut-être est-ce dû à ses très petites pattes et à la conformation de ses doigts.
À terre ou dans un arbre, il est pratiquement impossible de le détecter. Il est tellement confiant dans son camouflage qu'il ne quittera son emplacement qu'à la toute dernière extrémité, c'est à dire lorsque vous arriverez à quatre ou cinq mètres.
Nota concernant la couleur du plumage: Certains textes circulant sur la toile, parlent d'homotypie, ou d'homochromie, de l'Engoulevent d'Europe, la différence entre ces deux termes et très ténue et si nous nous référons à leur définition, aucun ne semble convenir, celui de mimétisme me parait beaucoup plus approprié.
J'ai réalisé ces vues d'assez près, pour bien monter le mimétisme incroyable de cet oiseau, écorces de pin sylvestre ou plumes, la différence n'est pas aisée à faire.
Les oisillons sont tout aussi mimétiques que leurs parents.
-Bien utiliser le camouflage.
Tous les "chasseurs" photographes peuvent vous le confirmer, il ne suffit pas d'être vêtu d'habits discrets pour observer les animaux encore faut-il être immobile afin de se fondre dans le décor ambiant.
L'engoulevent pratique lui aussi l'immobilisme, à un degré tel qu'une fourmi peut se déplacer sur son œil sans qu'il songe à la chasser.
Après avoir visionné les clichés pris au même moment, je m'aperçois tout de même que lorsque plusieurs vues pratiquement identiques sont passées assez rapidement, l'oiseau me suit du regard. Mais je vous assure que sur le terrain je ne me suis pas rendu compte de cela. -Nidification. Ce visiteur d'été ne construit pas de nid, mais dépose simplement ses œufs blanc crème marbré de brun et de gris, dans un endroit à peine dégagé.
Contrairement à certaines affirmations l'engoulevent ne choisit pas une dépression, susceptible de retenir les eaux pluviales, pour y déposer ses œufs cqfd !
Les jeunes à peine "plumés" comme nous l'avons vu plus haut sont protégés par la femelle si les conditions météo (chaleur, pluie ...) mettent en péril leur survie. Observez bien la photo suivante:
Les oisillons sont sous les ailes de l'adulte, leur tête dirigée vers la queue. j'ai cerclé de rouge la queue des oisillons dépassant du plumage de l'adulte;
Les jours passent, leur aspect et leur poids évoluent rapidement.
j'observe que lorsqu'ils sont très jeunes, (quelques jours), ils se trouvent au contact de l'adulte, puis, petit à petit les trois individus, adultes et jeunes sont séparés par quelques dizaines de centimètres puis un mètre ou légèrement plus. Lors des dernières observations, seuls les jeunes sont au sol. Je pense qu'en grandissant ils sont capables de se "brancher" et je n'essaie pas de les retrouver.
Là encore, observez bien la parfaite adéquation entre l'oiseau et son environnement immédiat.
il s'est écoulé environ 3 semaines entre les premières observations et leurs premiers vols.
-Alimentation.
L'engoulevent chasse ses proies principalement en vol, (gros insectes, coléoptères, papillons de nuit, diptères, libellules, phryganes, sauterelles et grillons) un peu à la manière des martinets, mais également à terre ( Paul Géroudet).
Comme le martinet, il n'ouvre le bec qu'au moment de la capture.
Un gros plan de l'oiseau permet d'observer une particularité surprenante, le bec est bordé de vibrisses. Elles augmentent considérablement la surface de capture. (un point de couleur rouge matérialise chaque vibrisse )
-Fientes
Formées d'un petit colombin de plus ou moins 4 mm enroulé sur lui même, les fientes sont assez consistantes et perdurent dans le temps.
Il y a un côté pile et un côté face si je puis dire, à gauche la fiente telle qu'elle se présente sortie du cloaque, l'acide urique (2) (blanc) est sur le dessus. À droite les deux fientes ont été retournées, vous apercevez nettement la forme du petit colombin enroulé en spirale, sans trace d'acide urique.
-Fientes décortiquées.
Les fientes contiennent les parties non digérées des insectes avalés, il me semble reconnaître ici une ou deux "jambes" de sauterelle ?
-Cause et disparition de l'engoulevent.
-Origines humaines.
Il est certain que la déprise agricole et l'abandon du pacage ovin et caprin entraînent une baisse des effectifs de l'Engoulevent d'Europe, mais plus encore le boisement et l'enrésinement des landes participent au déclin de l'espèce.
Comme beaucoup d'autres animaux il fréquente les routes dans le but de capturer les insectes attirés par la chaleur résiduelle du revêtement, cette habitude vous vous en doutez, lui est dans bien des cas, fatale.
-Origines animales.
Si d'aventure passe un renard...
ou un sanglier... véritables menaces pour les jeunes, l'adulte adoptant le comportement d'un oiseau blessé, saura les éloigner du nid. -Effectifs à Fontainebleau.
C'est un oiseau très discret difficile à observer, les données chiffrées font cruellement défaut pour notre massif Bellifontain.
À bientôt les amis pour de nouvelles aventures naturelles sur Photo Nature Fontainebleau.
(1) Niche écologique: ensemble des conditions nécessaires pour qu'une population donnée, vive et se reproduise.
(2) Acide urique: déchet azoté insoluble, formant des dépôts blancs sur les déjections des volailles. Ref:http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index800_1.asp
Mots clef: Épervier, Accipiter nisus, Bec, Pattes, Prédateur, Rapace, Bec crochu, Cri alerte, Coucou gris, Cuculus canorus.
-Écoutez le chant de l'Épervier d'Europe.
-Les circonstances de la rencontre.
Ce n'est pas la première fois que j'observe de près, ce magnifique rapace, mais là je suis comblé.
Avec une rapidité déconcertante, il arrive en louvoyant entre les arbres et les branches basses, et se pose là, à quelques mètres de l'affût installé ce matin.
Durant mes reconnaissances je ne remarque pas ce magnifique perchoir,mais lui, semble bien le connaître. Il est situé à une bonne hauteur pour observer les oiseaux venant se nourrir sous les charmes, ou picorer quelques grains de sable là où le cerf vient se rouler pendant le brame.
-Description.
Ce qui frappe l'observateur c'est le regard perçant de ce rapace,oserais-je dire qu'il vous déshabille du regard ;-).
Assis, dans mon affût je n'en mène pas large, car j'ai ouvert un des rideaux servant à occulter la fenêtre d'observation. Je ne peux me permettre le moindre faux mouvement sous peine d'être immédiatement repéré. Ouf ça y est ! avec d'infinies précautions je bouge lentement très lentement mon téléobjectif, et procède au cadrage.
Ceux qui comme moi pratiquent cette activité, connaissent les brusques montées d'adrénaline qui précèdent les instants où enfin, "la bête" est dans le "viseur".
Le bruit du déclencheur ne perturbe pas sa quête alimentaire, un coup d'œil à gauche...
un regard à droite,
Malheur à l'oiseau distrait
-Dimorphisme sexuel.
Je suis en présence d'un mâle dont le poids (plus ou moins 150 grammes) est très largement inférieur à celui de la femelle (environ 280 grammes). Les proies capturées sont tout autant différentes pour les deux sexes, la femelle chasse et capture des pigeons comme celui-ci (poids environ 500 grammes)
tandis que le mâle se contente d'oiseaux plus petits. Ce Geai-des-chênes (environ 200 grammes) représente une proie potentielle pour lui.
-Persécutions.
L'Épervier d'Europe, Accipiter nisus, fait encore (hélas) partie des "becs crochus" (dénomination englobant les rapaces et utilisé par nos amis les PAN), que certains empoisonnent, chassent, mutilent, ou détruisent sans complexe.
-Observations détaillées.
L'occasion d'observer ce rapace de très près n'est pas si fréquente. Trompé par le reflet d'une baie vitrée qu'il vient de percuter, il attend un peu abasourdi de reprendre ses esprits. Il ne faut pas "lambiner" mais bondir aussitôt sur l'appareil photo...
C'est ce qu'a fait Jean-Jacques,(merci JJ) ce qui me permet de vous montrer de près ce bel oiseau.
-Les pattes.
Ce qui frappe tout d'abord c'est la longueur des pattes, munies de longues serres acérées.
Cette caractéristique lui permet de les projeter en avant pour saisir, en plein vol, la victime "sélectionnée".
Lorsque, comme moi vous sentirez les pointes des serres pénétrer vos gants de cuir et votre peau, vous comprendrez combien les secondes sont comptées pour les "malheureuses" proies.
Expérience vécue lors du "sauvetage" d'un épervier blessé par un véhicule.
-Le bec.
Le bec aux bords tranchants, sert à donner le coup mortel et à déchiqueter les proies.
Après la capture c'est généralement un endroit calme qui est choisi pour consommer la proie.
Voir cet article paru il y a quelques temps ICI
-Les yeux.
Les yeux occupent une très grande partie du crâne de l'animal, sa vision est très performante tant au point de vue de la résolution (c'est à dire de distinguer des détails très fins à grande distance) que de la vision crépusculaire (c'est à dire lorsqu'il y a peu de lumière).
-Le vol.
Comme vous pouvez le voir sur la planche ci-dessous,( Ref: Guide des rapaces diurnes et nocturnes d'Europe, que je vous conseille de lire si vous vous intéressez aux rapaces, Éditions Delachaux et Niestlé ) il existe chez les oiseaux des formes d'ailes bien distinctes.
En rouge l'Épervier d'Europe.
Il est fréquent de distinguer chez les oiseaux des formes leur permettant de
-Planer, ou de pratiquer le vol à voile.
-Louvoyer entre différents obstacles.
-Décoller rapidement.
-Pouvoir atteindre rapidement une grande vitesse.
-Voler sur place.
Mais ce qui caractérise le vol, comme chaque activité animale c'est un minimum de dépenses énergétiques pour un résultat optimum.
Notre ami l'Épervier d'Europe est "doté" d'ailes assez larges et relativement courtes permettant, comme expliqué plus haut, un vol rapide, des accélérations foudroyantes au milieu d'obstacles que sont les arbres et les bosquets.
-le régime alimentaire.
Paul Géroudet, grand et fin connaisseur de la gente ailée, cite dans son ouvrage "Les rapaces diurnes et nocturnes d'Europe",le cas d'une enquête menée en 1952 par Uttendoerfer dans 864 aires d'éperviers. Elles ont donné les résultats suivants : 786 campagnols, 459 muscardins, 79 mulots, 47 lapins, 21 écureuils, 20 musaraignes carrelet et 15 levrauts, mais précise l'auteur de l'enquête, ce n'est rien en comparaison des 58077 oiseaux, de 126 espèces différentes, dont 40% fourni par le moineau domestique !
(le maximum de captures se situant bien entendu au moment de la nidification).
Peut-être est-ce pour cette raison que nos petits oiseaux craignent ce rapace et n'hésitent pas à le faire savoir au voisinage.
Je vais assez régulièrement faire de l'affût près des points d'eau et lorsque j'entends tout à coup un concert d'oiseaux effrayés suivi d'un silence de plomb, je sais qu'un rapace est dans le secteur. il me suffit de rechercher dans les alentours les perchoirs fréquentés, pour y découvrir bien souvent notre Épervier d'Europe.
Aujourd'hui ils n'ont rien à craindre, notre rapace vient simplement prendre un bain. les rapaces comme tous les autres oiseaux doivent entretenir leur plumage, et le bain fait partie de ces soins.
-Langage animalier.
Les oiseaux donnent parfois de fausses alertes, se fiant aux traits caractéristiques de leurs prédateurs:
Sablières d'Épisy, il y a quelques semaines...
Des oiseaux houspillent une forme dans un buisson, ils sont une dizaine à pousser des cris, quel tintamarre !
je cherche la cause de tout ce tapage et découvre bien vite qu'un rapace est caché là
"Costume" rayé, oui c'est bien lui...
La couleur des ailes semble correspondre aussi...
Approchons un peu si c'est possible,
Et bien çà alors ! le bec n'est pas celui d'un rapace !
Et non, tout comme les oiseaux ayant donné l'alerte, j'ai été trompé par l'aspect de cet oiseau.
Il ne s'agit pas d'un épervier, mais d'un Coucou gris Cuculus canorus. La silhouette du Coucou gris rappelle celle du Faucon crécerelle et la couleur celle de l'Épervier d'Europe.
C'est pour cette raison que le vol d'un Coucou gris déclenche fréquemment la "vindicte" des oiseaux du voisinage.
Existe-t-il chez les oiseaux, enfin chez certains un "langage" commun ? Comment expliquer par exemple qu'un merle voyant un rapace pousse un cri d'alerte, aussitôt relayé par les cris d'alerte d'autres espèces d'oiseaux ?
De belles observations qui là encore nous apportent plus de questions que de réponses.
Mais cela fait partie des joies procurées par la Nature, ne trouvez -vous pas ?
À bientôt les amis pour de nouvelles aventures Naturelles sur photonaturefontainebleau.
Triste nouvelle.
C'est
confirmé, nos amis les Guêpiers d'Europe Merops apiaster sont absents de leurs sites de
nidification en limite de forêt domaniale de Fontainebleau, c'est la
quatrième année consécutive, ( dans le cadre de mes observations
personnelles ).
Une fois de plus nous serons privé de leur présence, quelle manque de chance.
Mais est-ce bien un manque de chance ?
Il vient de m'être donné d'observer un bien curieux phénomène ces jours derniers en forêt de Fontainebleau.
J'étais à plat ventre en train de réaliser des photos d'orchidées, lorsque mon regard s'est porté sur une herbe sèche.
Mais ce sont ces deux renflements, peu ordinaires, qui avaient attiré, je crois mon attention.
Ils n'étaient pas très gros, un centimètre tout au plus.
En observant d'un peu plus près, il me paru évident que, par sa forme, sa couleur, et jusqu'aux matériaux la composant, cette boule ressemblait en tous points à une petite urne.
il y avait même un...couvercle, ou plutôt un bouchon !
Cet assemblage de grain de sable ne pouvait être le simple fait du hasard, et la curiosité aidant, à l'aide de mon couteau, je me suis mis à enlever délicatement, le bouchon...
Avant d'avoir agrandi l'orifice, je savais déjà que cette urne n'était pas vide de vie, mais c'est plutôt l'intuition qui me souffla cette hypothèse car rien, absolument rien, ne bougeait à l'intérieur, et pour cause, comme nous le verrons plus loin.
je décidais tout de même d'agrandir l'orifice pour, vilaine curiosité, voir ce qui se passait là.
Il y avait là plusieurs animaux qui se révélèrent être des chenilles, ah !
et en agrandissant encore l'orifice, un œuf de forme allongé.
Mettons un peu de couleur pour s'y retrouver, un flèche rouge pour l'unique œuf présent et du vert pour les chenilles, qui, entre parenthèse ne bougent toujours pas.
Comme le dit le titre de l'article, j'étais en présence de l'ouvrage d'un guêpe maçonne, ces insectes de l'ordre des hyménoptères sont des guêpes solitaires, il n'y a pas d'ouvrières.
Elles construisent des nids, composés de plusieurs cellules, dans lesquelles la femelle dépose des chenilles qu'elle a paralysées (voici donc l'explication du peu de vigueur que j'avais constaté). Les cellules sont faites avec des grains de sable cimentés avec de la salive, (d'où leur nom français de guêpes maçonnes).
Une fois la cellule remplie de réserves de nourriture, fraîche ! la femelle dépose un œuf, puis bouche l'orifice de "l'urne".
la larve se développera pendant l'automne et l'hiver bénéficiant de l'ingénieuse prévoyance de sa "mère", son développement terminé, elle perce la paroi, s'accouple et le cycle continue.
Précisons qu'une fois adulte cet insecte ne consomme que du nectar, vous pourrez l'observer dans le lieux ensoleillés, rochers, murs, les endroits sablonneux et les landes. ce qui ne manque pas à Fontainebleau.
Les guêpes maçonnes les plus typiques sont les Eumènes et les Odynères.
À bientôt les amis pour de nouvelles aventures naturelles, sur photonaturefontainebleau.
Liens.
Il m'arrive de trouver des nids, abandonnés, après la saison de nidification, ou ayant été "pillés" pendant cette période, c'est l'occasion pour moi de faire de très intéressantes découvertes. Les nids ou les matériaux les composant peuvent être collectés et collectionnés, mais...
Attention ! Soyons prudents dans notre recherche de nid car il est fréquent que les oiseaux élèvent une deuxième nichée, il faudra donc être patient avant de procéder à la collecte. Et de plus, ce qui complique les choses, certains nids, après la nidification servent de dortoir. Comme je le dis souvent dans la Nature, rien n'est simple.
Ce nid de Mésange à longue queue Aegithalos caudatus, repéré lors d'une randonnée dans un endroit peu fréquenté, à été l'objet d'un pillage en règle par des corvidés nichant, eux, à peu de distance... Mais ce n'est pas la première fois que, ayant repéré des nids, ceux ci, quelques temps après, se retrouvaient à terre vidés de leur contenu, œufs ou oisillons. Oserai-je dire dire que si je les avais vus, d'autres les verraient aussi (je parle des prédateurs).
Ci-dessous, le nid des Mésanges à longue queue, petit bijou d'architecture végétale.
La Mésange à longue queue, que nous voyons ici, au bain
ne niche pas comme ses semblables dans une cavité, trou d'arbre, ancienne loge de pic, boîte aux lettres, etc, mais choisit la difficulté.
Elle construit un nid démesuré, comparativement à sa taille, et à son poids, (7 à 9 grammes !) la construction ressemble à une espèce de boule pouvant atteindre une hauteur de 18 à 22 cm pour une largeur de 10 à 15 cm constituée de mousse, de lichens (disposés à l'extérieur et contribuant au camouflage de l'ensemble), de fibres végétales,( le liber des peupliers pourrissant entrait également dans la liste des matériaux utilisés pour la confection de celui-ci) .
Les araignées prêtent, sans le savoir, une aide efficace à nos petites "bâtisseuses" en effet les matériaux comme le lichen sont fixés à l'aide de ...fils de soie produits par les araignées. Comme pour le nid du Pinson des arbres voir mon article ici .
Il faut imaginer le nombre de voyages nécessaires pour élaborer cette construction très bien isolée, les parois semblent mesurer environ 5 ou 6 cm d'épaisseur.
Mais là où "l'ingéniosité " de ces petites boules est remarquable c'est dans le choix des matériaux composant l'intérieur du nid.
Un véritable édredon de plume...
Ce qui me semble intéressant c'est la provenance de ces plumes.
J'imagine la quête incessante, afin de récolter telle plume laissée par un oiseau après sa mue, telle autre trouvée là, où, un carnivore a fait un repas, telle autre encore ramassée dans un poulallier, etc.
L'intérieur du nid est composé de centaines de plumes appartenant à des espèces différentes.
Comme
-le PIC VERT pastille de couleur bleue.
-Le MARTIN PÊCHEUR, pastille de couleur jaune et rouge (photo du bas).
-Le HÉRON CENDRÉ pastille de couleur verte.
-Le Col-vert, le corbeau freux, la Grèbe huppée, etc.
Les oisillons ont passés ces froides journées de printemps bien au chaud, avant que la dure loi de la Nature ne les rappelle à une dure réalité. La Nature peut nous sembler parfois cruelle, mais c'est le prix à payer pour que survive toutes les espèces et qu'elles évoluent.
À bientôt sur photonaturefontainebleau les amis;
Voici une de mes dernières trouvailles, en forêt de Fontainebleau.
Un crâne de Renard roux Vulpes vulpes
Le Renard roux,
possède une dentition en rapport avec son régime alimentaire, la formule dentaire est la suivante :
3/3_1/1_4/4_2/3
Ce qui signifie que,
La moitié de la mâchoire supérieure ( la convention veut que le chiffre placé devant la barre de fraction représente la dentition de la mâchoire supérieure) possède trois incisives, une canine, quatre prémolaires et deux molaires.
La moitié de la mandibule quant à elle possède trois incisives, une canine, quatre prémolaires et trois molaires.
Voyons cela, sur le crâne trouvé en forêt de Fontainebleau.
À la différence du Blaireau, chez qui la mandibule reste fixée au crâne, il n'est pas fréquent de trouver ensemble, crâne et mandibule ayant appartenu au Renard roux, dans la Nature.
les dents comme chez tous les animaux ont des fonctions bien déterminées.
-Les canines sont employées à la capture puis au dépeçage des proies.
-Les incisives, dirigées vers l'arrière de la gueule, servent généralement, à saisir puis à dépecer, les proies de petite taille. Elles peuvent servir dans les relations avec les autres congénères lors des toilettages ou jeux.
-Les prémolaires et molaires jouent le rôle de "meules" pour broyer les éléments résistants, comme les os ou les fruits à coque.
Le Renard roux possède donc, si nous faisons le total, quarante deux dents.
Les mensurations du crâne varient bien entendu avec l'âge des sujets, il est assez difficile de déterminer l'âge d'un animal simplement par la seule observation de la dentition, sauf, s'il s'agit d'un jeune sujet.
Seul l'examen minutieux des dents, en pratiquant une coupe, permettrait avec certitude de fixer l'âge.
Les mensurations,
À bientôt les amis, sur photonaturefontainebleau.
Certaines mares de la forêt de Fontainebleau et leurs abords, hébergent un cortège de plantes et d'animaux très particuliers, inféodés à ces milieux humides.
La Couleuvre à collier, Natrix-natrix, fait partie de ces reptiles qu'il est toujours très intéressant d'observer et avec un peu de chance de photographier, dans ces biotopes.
Très bonne nageuse, elle passe beaucoup de temps dans l'eau, il n'est pas difficile à l'observateur immobile, de repérer dans l'élément liquide, ce grand serpent de parfois plus d'un mètre. Les femelles sont généralement plus grandes que les mâles, notons au passage que la taille varie avec l'âge des sujets.
Elle est présente dans toute la France, sauf peut-être dans les "déserts" céréaliers (J'en connais :-).
Elle affectionne les endroits humides, mais il est tout de même fréquent de la rencontrer dans des endroits pierreux et secs, parfois bien loin de l'eau.
Si les milieux humides occupent une grande importance dans sa vie, à terre elle ne s'en laisse pas compter en ce qui concerne sa vitesse de déplacement !.
La coloration des individus est très variable, gris-olive, verdâtre ou brun-olivâtre. Il est bien difficile de définir, à mon avis, une couleur précise.
Mais tous les individus porte un genre de collier jaune, blanc ou même parfois orangé, juste derrière la tête.
Comme tous les représentants de l'espèce le corps est recouvert d'écailles,
Les yeux et les pupilles sont ronds. À la différence des lézards, les yeux restent ouverts (ils ne se ferment, ou ne "clignent", pas).
La Couleuvre à collier, ce qui est une règle chez les serpents, se sert de sa langue pour détecter et analyser les odeurs. Animée de mouvements extérieurs, la langue se charge de micro-particules odorantes, analysées par l'organe de Jacobson, disposé dans la partie supérieure de la cavité buccale.
Cette détection passe par plusieurs stades:
-La langue se "charge" d'éléments odorants.
-La langue est rentré dans la gueule.
- Les fourches de la langue sont introduites dans les cavités de l'organe de Jacobson.
-les particules sont analysées par l'organe de Jacobson.
-l'animal adopte un comportement adapté aux résultats de l'analyse.
La couleuvre à collier est généralement active en fin de matinée et en début d'après-midi, d'après mes observations.
Comme tous les reptiles sa température varie avec celle du milieu ambiant, une température basse réduit donc ses activités et du même coup ses dépenses énergétiques.
Sa teinte omochromique , lui permet de passer inaperçue...jugez plutôt.
Tapie, dans les sphaignes , elle "guette" et surveille, analysant sans cesse son environnement olfactif.
Sur terre ou dans l'élément liquide même technique...
Ses proies, ne peuvent "imaginer" un seul instant que ce morceau flottant peut à tout moment causer leur "perte".
Puis quittant les rives, elle se dirige vers des proies potentielles, fort bruyantes en cette fin de matinée.
"Devisant joyeusement" cette assemblée de Grenouille vertes Rana esculenta, ne se doutent pas un instant du drame dont elles vont être les témoins, et les actrices.
Nageant tranquillement la Couleuvre à collier se dirige vers le groupe, seule la tête sort de l'eau, mais la voilà déjà près des premières , récipiendaires
Calmement elle se redresse, peut-être pour avoir une meilleure vision de la scène ?
Qui sera l'élue ?
Ah ! pas de chance, un faux mouvement, elle me repère et disparait à toute allure.
Quelle manque de veine !
«Là Jeanpoule t'as pas assuré, le scoop c'est loupé»
Ce sera pour une prochaine fois, il suffit d'être patient, en effet la nourriture principale de la Couleuvre comprend des amphibiens, mais également des petits poissons, parfois des oisillons, ou de petits rongeurs. Les têtards sont les proies favorites des jeunes couleuvres à collier.
Après avoir ingéré sa proie, entière comme il se doit, la couleuvre passera beaucoup de temps à la digérer, bien installée dans un endroit calme.
Trop souvent victimes de comportements imbéciles, de la part de nos semblables, ces animaux réservent à celles et ceux qui veulent s'en donner la peine, de très belles et instructives observations.
À bientôt les amis pour de nouvelles aventures Naturelles, sur photonaturefontainebleau.
Mots clef : Odonates. Libellules. Mue. Insectes. Exuvie. Libellule déprimée, Platetrum depressum. Métamorphose.
Les Libellules, insectes prédateurs font partie de l'ordre des Odonates, lui même divisé en deux sous-ordres, les Zygoptères et les Anisoptères. Pour les reconnaître un LIEN utile.
Les
larves croissent dans l'eau et se nourrissent d'animaux aquatiques,
cette vie dans l'élément liquide dure un peu plus d'un an, mais peut
aller jusqu'à cinq ans . Bien que diffèrentes, nous retrouvons chez
les larves des traits caractéristiques de l'espèce à l'âge adulte.
Ici une larve d'Aeshnidae.
Leur corps évoluant, au fil du temps, ces insectes devront changer régulièrement "d'enveloppe" extérieure , c'est ce que nous appelons la mue. Certains individus muent 8 ou 10 fois durant leur vie aquatique.
Phénomène très intéressant, lorsque la larve a terminé sa vie entièrement aquatique, elle sort du milieu liquide, (qu'elle quitte définitivement) mue une dernière fois, sur un support à sa convenance, abandonnant là son corps vide.
Nota. la dernière mue porte le nom de mue imaginale, c'est la dernière mue de la libellule qui prend l'aspect que nous lui connaissons, on peut utiliser alors pour la désigner, le terme d'imago, synonyme d'adulte.
L'eau reste tout de même un élément essentiel à ces insectes que ce soit pour chasser ou pour y déposer leurs œufs.
L'observateur régulier de dame Nature, ne manquera pas de remarquer, sur la végétation, ces étranges formes animales que sont les exuvies.
Nota. Ces exuvies sont recherchées et collectées lors d'études afin de prouver le caractère autochtone des espèces et obtenir une évaluation des populations.
L'exuvie, de exuviae (signifiant dépouille en latin) est délaissée par l'insecte au cours de sa mue, dans la cas présent, l'insecte, la Libellule déprimée, Platetrum depressum, a quitté son ancien corps par une ouverture dorsale.
Je vous propose de suivre en image la mue imaginale d'une Libellule déprimée, Platetrum depressum,
-10 h 49
la larve a quitté l'élément liquide et s'est installée sur un support émergeant de l'eau, le temps est beau et ensoleillé, une partie de la tête apparaît les yeux sont déjà visibles dans l'ouverture dorsale.
-10 h 51 l'insecte continue péniblement à s'extraire.
-10 h 52
-10 h 54
-11 h 05 la tête en bas elle devra faire...
-11 h 13 un rétablissement pour pouvoir étaler ses ailes
-11 h 22 doucement, les ailes se déplient les nervures commencent à apparaître
-11 h 44 les ailes semblent maintenant entièrement dépliées
_12 h 25 le corps continue de s'allonger et les ailes se positionnent en oblique, les nervures sont bien marquées.
-13 h 01 L'individu immature dans son ultime étape de métamorphose.
À partir de 13 h 03 la mue est terminée, une heure passera, les couleurs se renforceront, puis la libellule quittera son support.
-Élevage, capture, collection.
Avant
de se lancer dans l'élevage, il sera judicieux de se renseigner sur les
espèces protégées. En effet capturer des larves, dans un but d'élevage,
sans être capable de les identifier, peut contribuer au déclin de
populations protégées, fortement fragilisées.
-par contre les exuvies peuvent être collectionnées sans restriction.
À bientôt les amis pour de nouvelles aventures naturelles sur photonature fontainebleau.
DES LIENS UTILES:
Société française d'Odonatologie.
Le monde des insectes:odonates.
Mots clef:
ARAIGNÉES, ARACHNIDES, TOILES, TOILE ARAIGNÉE, NID, COCON,
Les araignées ne font que très rarement la une des journaux, pourtant, il en disparait chaque jour des effectifs très importants sous le balais des ménagers heu ! pardon des ménagères (j'ai cherché le masculin, mais hélas dans ce monde phallocrate... :-))
Dans les campagnes, elles n'ont pas à subir les foudres des personnes ayant une peur irraisonnée des araignées, mais plutôt comme tous les autres animaux les attaques chimiques multiples et diverses .
Mal aimées les araignées ont pourtant beaucoup d'atouts dans leur sac à malices pour éveiller notre curiosité.
ORDRE CLASSE EMBRANCHEMENT.
L'ordre des Araignées, est l'un des onze ordres que compte la classe des Arachnides appartenant elle même à l'embranchement des Arthropodes.
doc 1
doc 2
Ces deux documents sont extraits du livre de Michel Hubert Les Araignées aux éditions Boubée. ( Éditions, qui apparemment n'existent plus ! )
PRODUCTION DE LA SOIE.
Les araignées possèdent des filières, ce sont des organes leur permettant de...filer des fils de soie, leur nombre peut varier suivant les espèces de deux à six. La production de soie est réalisée par des glandes séricigènes. La soie est stockée sous forme liquide dans ces glandes. La soie liquide émise par les fusules se solidifie rapidement au contact de l'air
Suivant les espèces, les araignées ont des glandes différentes, produisant des fils aux caractéristiques particulières.
Retenons qu'il peut y avoir production :
-D'un fil dit de sécurité, c'est un fil jouant le même rôle que la corde d'assurance des alpinistes. Ce fil permettra à certaines araignées de franchir des distances considérables. Après avoir pris position en haut d'un objet quelconque, l'araignée, produit un grand fil qu'elle laisse partir au vent, puis le moment venu, elle lâche prise se laissant entraîner par ce fil porteur. Parfois très nombreux ces fils, sont appelés, fils de la vierge. C'est aussi grâce à ce fil, que l'araignée dérangée, peut regagner sa toile, après notre incursion dans son domaine. En effet, apeurée, elle se laisse tomber de sa toile pour se camoufler dans la végétation.
-D'un autre type de fil servant lui, à emballer les proies, tisser les enveloppes extérieures des cocons, ou tisser la toile spermatique chez les mâles uniquement. ce fil suivant les espèces peut avoir là encore différentes caractéristiques.
-D'un fil destiné à former la couche interne du cocon.
-Les araignées orbitèles ont deux catégories de glandes à soie supplémentaires, produisant un liquide visqueux destiné à engluer les spires et donnant le fil spiral lui même. (source Dick Jones).
LES TOILES.
La toile existe en différentes variantes, suivant l'espèce.
-La toile irrégulière, sans plan défini dont les fils s'entrecroisent en tous sens sans organisation, (apparente !).
-La toile irrégulière "nappidiforme", en forme d'une nappe plus ou moins organisée.
-La toile structurée construite et installée sur un plan horizontal, l'animal occupant généralement le dessous de la structure.
-La toile la plus connue, régulière, installée sur un plan vertical,
-la toile régulière, construite sur un plan vertical et "équipée" d'un stabilimentum, signalé par des points rouges sur ce cliché,
Les toiles jouent avant tout le rôle de piège, bien souvent révélé à notre œil lorsque la rosée les parsème de jolies perles.( Voir un montage dédié au perles de rosée ICI)
-La toile à la fois piège et retraite de l'animal, comme ici,
LES COCONS.
Les araignées sont arrivées jusqu'à nous, parce que la sélection naturelle à joué . C'est à dire que seules, ont survécues les araignées ayant adopté un système, préservant leurs œufs, efficace. Cette invention ou plutôt ce fruit du hasard, c'est le cocon.
Le cocon sert à protéger les œufs puis les jeunes larves des prédateurs.
Ce cocon tissé par l'araignée, peut avoir, suivant l'espèce qui le tisse, différents aspects et être mis en place à différents endroits.
-Il peut-être tissé et suspendu comme ici, dans une grotte,
ou à l'air libre contre le tronc d'un arbre, juste sous une branche, comme ici,
L'araignée, suivant son espèce, peut choisir de le camoufler avec des grains de sable ou de la terre etc; Ce que nous nommons "l'ingéniosité" des animaux n'a pas de limite.
-Il peut-être, afin de le soustraire aux prédateurs, transporté jusqu'au moment de l'éclosion par l'araignée, comme ici,
ou comme ici,
Voir ICI LIEN un reportage complet sur cette araignée La Pisaura mirabilis.
Pour en savoir plus sur les araignées consultez les ouvrages suivants:
-Guide des araignées et des opillions d'Europe. Auteur Dick jones.
-Les araignées; Auteur Michel Hubert;
-la hulotte n° 73 et 74.
À bientôt les amis pour de nouvelles et intéressantes aventures Naturelles.
-La couleur de l'urine des lapins peut varier du
brun à l'orangé, ceux qui élèvent des lapins domestiques le savent.
Pourtant, il suffit de consulter la toile pour s'apercevoir que la
première fois que le propriétaire de l'animal constate que son protégé
"fait pipi" orange, il en est consterné.
Qu'il se rassure, les
lapins domestiques et les lapins de garenne sont frères jumeaux, et
présentent les mêmes caractéristiques morphologiques.
le sol recouvert de neige révèle bien souvent des choses qui seraient passées inaperçues en temps normal.
Traces de pattes crottes et... urine
à bientôt sur photonaturefontainebleau les amis.