Durant cette petite balade au bord d'un cours d'eau, je ne pensais pas rencontrer notre amie la Chouette hulotte Strix aluco.
Il existe sur une des rives, une vieille bâtisse en ruine, les trous dans ses murs, offrent de bons emplacements aux oiseaux cavernicoles pour y établir leur nid. Je ne manque jamais d'y jeter un coup d'œil en passant.
C'est sans bruit que j'aborde la ruine, par l'ouverture de la porte, je jette un œil, des fientes blanches attirent mon attention, hop ! trop tard, elle était là, perchée sur le sommet d'un des murs. C'est trop bête ! Quelle manque de chance.
Confiante dans son plumage camouflé, la Chouette hulotte m'observe essayant peut-être de deviner mes intentions, je fais un pas de trop, me trouve trop dangereux et, sans bruit part se réfugier dans un arbre à quelques dizaines de mètres de là.
J'en profite pour faire le tour du bâtiment, et réfléchir à la possibilité de me camoufler pour lui tirer le portrait, les jours suivants.
Les fientes blanches caractéristiques sont présentes également à l'extérieur de la bâtisse, sur les murs et sur le sol.
Elle a trouvé un excellent refuge pour y passer la journée, perchée sur le sommet du mur, elle est abritée des regards par le feuillage et les branches d'un arbre abattu par le vent sur le bâtiment.
La flêche jaune indique son perchoir et la rouge l'endroit où tombent fientes et pelotes de réjections.
Si je n'y prends garde, il m'est difficile de voir ces pelotes au milieu des feuilles mortes, leur couleur se confond avec elles.
La longueur est de plus ou moins 6 à 7 cm pour un diamètre de 2 à 3 cm.
Le contenu est toujours très intéressant et instructif. "Disséquer" des pelotes de réjection permet au naturaliste d'appréhender le régime alimentaire de l'oiseau.
Voici ce que contenait une pelote collectée à cet endroit.
-7 crânes de musaraigne et leurs mâchoires inférieures.
-1 crâne de campagnol et les os de la mâchoire inférieure.
- Et x os divers.
Il est intéressant de noter que les crânes sont tous fracturés sur leur partie arrière, est-ce là la preuve que la chouette donne un coup de bec sur le crâne pour tuer ses proies ?
D'après Paul Géroudet "Les rapaces diurnes et nocturnes d'Europe", une Chouette hulotte rejette 1 à 2 pelotes par 24 heures. les proies quotidiennes consommées représentent un poids de 60 à 140 grammes !. C'est dire l'impact de la chouette sur les populations de micro rongeurs.
À bientôt les amis pour de nouvelles aventures.
-MOTS CLEF.
Lièvre. lapin de garenne. Lepus europaeus. Oryctolagus cuniculus. Crottes.Crottoir.
-PRÉSENTATION.
Le Lièvre brun Lepus europaeus, femelle dénommée hase, fréquente tout comme le Lapin de garenne Oryctolagus cuniculus la forêt ou ses lisières.
Il est donc fréquent de rencontrer leurs crottes, qu'il est parfois difficile de discriminer.
Je me propose, cher lecteur de vous donner quelques renseignements qui, je l'espère, vous permettront de différencier les crottes de nos Lagomorphes.
-RÉGIME ALIMENTAIRE.
Tout d'abord, il est utile de savoir que nos deux "compères" consomment quelques-unes de leurs crottes, ce sont les cæcotrophes (un mot inconnu du "Larousse" en ligne !!) cæcotrophe, vient de cæcal, cæcum du latin caecus, signifiant aveugle, et désignant la partie fermée du gros intestin.
Les cæcotrophes sont des crottes un peu différentes des autres, de par leur composition, elles sont donc consommées par les lièvres et les lapins dès la sortie de l'anus. Elles participent au bon fonctionnement de la digestion de matières riches en cellulose ingérées par nos amis.
Nous avons donc aucune chance de les retrouver sur le terrain.
-RÔLE DES CROTTES DANS LE MARQUAGE DE TERRITOIRE.
Le Lièvre brun "disperse" ses crottes sans "idée" de marquage territorial, on les trouve donc un peu partout, là où il passe et s'alimente.
Le Lapin de garenne, au contraire, dépose ses crottes assez souvent aux mêmes endroits, elles jouent un rôle d'appropriation de territoire, un peu comme chez les carnivores. Déposées à tel endroit, ou à tel autre, elles servent de bornes olfactives, en prévenant d'autres congénères que là, c'est occupé ou utilisé.
Ces endroits où sont amassés les crottes, sont appelés crottoirs
Un peu comme le fait le Renard roux, le Lapin de garenne dépose ses crottes sur des parties de terrain surélevées, mais également dans les coulées qu'il utilise régulièrement.
-COMPOSITION.
En se basant seulement sur l'observation du contenu, il est pratiquement impossible de différencier les crottes du lièvre de celles du lapin.
Pour les deux, les mêmes fibres végétales, avec toutefois, une très infime différence dans la longueur !
en A celle du Lapin de garenne en B celle du Lièvre brun.
-LES CROTTES DU LIÈVRE BRUN .
Petite photo d'identité de "grandes-oreilles-au-bout-noir"
et ses crottes, légèrement sèches,
Voyons maintenant la taille
Un peu plus d'un centimètre pour la longueur, disons 15 à 18 mm
et 11 à 13 mm pour la largeur.
-LES CROTTES DU LAPIN DE GARENNE.
Notre ami, prenant la pose...
Et ses crottes,
De forme ronde,
Elles mesurent environ un centimètre de diamètre.
-COMPARAISON.
À gauche les crottes du Lièvre brun, et à droite, celles du Lapin de garenne.
AIDE-MÉMOIRE.
Pour résumer, nous pouvons dire que, les crottes du Lièvre brun, de forme allongée ou ovoïde, composées de débris végétaux sont abandonnées un peu au hasard et que leurs dimensions sont de 15 à 18 mm pour une largeur de 11 à 13 mm.
Celles du Lapin de garenne sont de forme ronde, tout au plus de un centimètre de diamètre, composées tout comme le lièvre de fibres végétales, déposées à des emplacements choisis par l'animal dans un but de marquage olfactif.
Lien vers un article que j'ai écrit il y a quelques-temps, sur le sujet. ICI
En vous souhaitant de bonnes et fructueuses découvertes.
À bientôt les amis sur Photo Nature Fontainebleau.
Mots clef: chat haret, chat sauvage, abandon animaux , crâne, chat domestique.
Vous
le savez sans doute, certaines personnes, considèrent les animaux comme
des "choses" ou objets, dont il est facile de se débarrasser d'un coup
de pied, ou d'un coup de fusil, ce ne sont pas nos amis les chasseurs
qui pourront nous contredire.
Mais nul besoin de porter, comme vous allez le voir un fusil pour maltraiter des animaux.
Voici ma dernière trouvaille, en forêt de fontainebleau.
Un crâne, assez banal me direz-vous, oui, mais un crâne de chat en forêt de Fontainebleau.
La découverte a de quoi surprendre.
Le crâne du chat ne peut se confondre avec aucun autre animal.
Malgré
les affirmations péremptoires, de certains naturalistes, le chat
sauvage a depuis longtemps déserté notre forêt domaniale.
Il s'agit
donc d'un chat domestique, retourné à l'état de nature et dénommé "chat
haret" ou tout simplement d'un chat n'ayant pas survécu à l'abandon en
forêt.
Ce qui nous amène à penser que...certaines personnes au cœur gros comme ça, n'hésitent pas à abandonner, à la veille du départ en vacances, ou parce qu'il devient embarrassant, leur animal domestique. Il m'arrive très fréquemment de faire ce genre de rencontre, au détour d'un chemin.
Bien entendu, certains animaux peuvent survivre, et comme dit plus haut, retourner à un semblant d'animal sauvage, mais la grande majorité disparait sans laisser de traces, ou si peu.
Ce n'est pas dans mes compétences de traiter des animaux domestiques, aussi je vous invite à faire des recherches sur la toile en tapant: abandon animaux, et vous serez bien vite édifié sur cette situation burlesque des animaux domestiques "qu'on veut et puis qu'on ne veut plus "
À bientôt sur photonaturefontainebleau.
Mots clef: -Cône de pin -Forge -Pic Épeiche -Forêt de Fontainebleau -Décortiqués
Je vous propose de mener, comme à notre habitude, une petite enquête en forêt de Fontainebleau. Un arbre mort tombé en travers d'un chemin forestier, sera le point de départ de cette nouvelle aventure.
l'artiste principal en sera le Pic Épeiche,
Un oiseau, avec des mœurs biens particulières. mais il a déjà fait l'objet d'un article sur photonaturefontainebleau ICI (alors que le site photonature, était tout jeune !)
Je vous l'écris souvent, en matière d'identification d'indices laissés par nos frères à plumes,à poils, à écailles, etc, il faut être prudent et ne pas tirer de conclusions hâtives.
Cet arbre mort n'a rien d'exceptionnel ici en plaine de Macherin,
le manque d'eau et (ou) la pollution en a fait mourir des centaines, ils font partie du paysage ! et il faut bien s'en accommoder :-(
Arrivé à hauteur de ce chêne déraciné, je décèle un grand nombre de pommes de pin, décortiquées, l'auteur de ces "cambriolages" de cônes ne fait aucun doute.
Les points de couleur rouge matérialisent la quinzaine de fruits, soigneusement décortiqués par notre ami le Pic Épeiche.
Impossible de confondre un cône décortiqué par un Pic Épeiche, avec un cône écrasé par un promeneur, ou rongé et décortiqué par un Écureuil roux.
C'est une observation très fréquente pour ne pas dire banale, mais...une pomme coincée dans la fourche d'une aubépine attire mon attention.
Cette première observation me ferait dire que je suis en présence d'une forge de Pic Épeiche. C'est la première fois que j'en observe une de ce type.
Mais comment le Pic Épeiche a-t-il fait pour passer entre les petites branches et réussir à coincer le fruit à cet endroit.
Cela m'intrigue et j'ai beau chercher, non, vraiment, je n'ai jamais observé ou lu quelque-chose sur ce type de forge.
Non ! ce n'est vraiment pas possible, il faudrait que l'oiseau se contorsionne pour arriver à la placer là. J'observe à nouveau autour de l'arbre et essaie de trouver une solution à cette énigme.
Si ce n'est pas LA forge, alors elle doit être dans les environs proches.
Comme à son habitude, le Pic Épeiche arrive sur sa forge avec une pomme de pin dans le bec, puis prenant appui sur ses pattes et ses rectrices, il la place entre son corps et le tronc. D'un coup de bec il enlève celle qu'il avait décortiquée quelques temps auparavant. La forge devenue libre, la pomme de pin maintenue entre son corps et l'arbre, peut alors être placée dans le creux, la fente ou dans l'orifice qui la maintiendra pendant le décorticage. La pomme de pin enlevée d'un coup de bec tombera au pied de l'arbre ou à quelques pas.
Finalement j'avais la solution sous les yeux, en effet ce que j'avais pris pour la forge n'était que le résultat du hasard, la pomme de pin enlevée d'un rapide coup de bec s'était tout simplement coincée là par le plus pur des hasards.
En observant le chêne tombé au sol, je découvre bien vite les creux ayant servi au Pic Épeiche.
Sur un côté, puis sur l'autre
L'observation rapprochée révèle des traces "d'usure" évidentes.
Remettons tout d'aplomb, si vous le voulez bien.
Le tronc mort et ses encoches utilisées par le Pic Épeiche
Matérialisées par des flèches de couleur rouge, les traces d'usure provoquées par la mise en place, l'enlèvement et par les rotations du cône de pin. En vert probablement les traces d'usure des griffes (la patte droite).
L'autre côté du tronc redressé lui aussi.
Les deux flèches indiquent les traces d'usure provoquées là aussi par le cône de pin.
Ne laissant rien au hasard, je place à chacun de ces emplacements une pomme de pin afin de voir si elle peut s'y loger...
Pas de problème il s'agit bien de deux emplacements (sur le même tronc) utilisés par notre ami pour y "casser la graine"
Le chêne déraciné, les pommes de pin au sol, et la pomme de pin dans les branches de l'aubépine.
Bien entendu la fidélité à cette forge n'a pas conduit notre oiseau à continuer à décortiquer ses pommes de pin au sol ! il y a assez d'arbres morts dans le secteur comme je le disais plus haut pour qu'il retrouve très rapidement une nouvelle forge.
Précision, si la fente naturelle ou la cavité n'est pas assez grande, le Pic Épeiche jouera du "ciseau à bois" pour qu'elle corresponde exactement au calibre des pommes de pin "du commerce" ;-))
Voici encore une enquête qui nous a permis de remonter le cours du temps et d'en apprendre un peu plus sur dame Nature.
À bientôt les amis pour de nouvelles aventures Naturelles sur Photo nature Fontainebleau.
Mots clef: Martin-pêcheur. Rapaces, nocturnes, diurnes. Pelotes réjection. Terrier.
Nous avons déjà abordé dans ces colonnes, le thème des pelotes de réjection, vous vous en souvenez peut-être.
c'était LIEN ICI et LIEN ICI.
Mais les rapaces nocturnes ou diurnes ne sont pas les seuls oiseaux à produire des pelotes de réjection, (ne dites pas ...mais dites: réjection).
Les pelotes de ces rapaces sont décelées plus facilement sur le terrain grâce à la cohésion des matériaux les composants. Un petit rappel, ces pelotes contiennent des matières non digérées par les sucs digestifs, c'est le cas des os et des poils que nous retrouvons dans ces pelotes. Rappelons nous également que les sucs digestifs des rapaces nocturnes sont moins actifs que ceux des rapaces diurnes, d'où une notable différence dans le contenu.
Beaucoup
d'autres oiseaux recrachent des pelotes de réjections, mais les proies
qu'ils ingurgitent ne contiennent pas de poils, et c'est là l'énorme
différence, en effet, ce sont bien les poils qui assurent la pérennité
des pelotes dans le temps, et rendent ces témoignages de la vie animale
si difficile à trouver.
Notre ami ici présent,
rejette lui aussi des pelotes de réjection à la mesure bien entendu de son petit corps.
Mais la difficulté pour trouver ces pelotes fait qu'il est exceptionnel d'en voir en photo ou dans le cabinet des curiosités des Naturalistes. Les pelotes rejetées, nous l'avons dit, non aucune cohérence, le Martin-pêcheur le bien nommé ne consomme aucun animal à poils. De plus, habitant et ne fréquentant presque exclusivement, que les rives des cours d'eau, les pelotes rejetées ont de très fortes chances pour se retrouver précipitées dans l'élément liquide.
Comme à mon habitude, je ne cesse de "fouiner" partout, et j'ai eu la très grande chance de trouver un dizaine de pelotes de réjection de Martin-pêcheur, aux abords de son site de nidification.
Elles sont vite désagrégées et il faut un œil exercé pour les trouver.
En exclusivité, voici des vues d'une de ces pelotes.
Le "chaton", fleur mâle, de noisetier à proximité donne une idée de la taille de cette pelote de réjection.
En augmentant le facteur d'agrandissement il est possible de reconnaître des arêtes de petits poissons et des os provenant eux aussi de la gent piscicole.
Pas très loin du terrier dans lequel niche le martin-pêcheur,
Il y avait beaucoup de fientes très blanches, dégageant une forte odeur,
À bientôt les amis pour de nouvelles aventures sur photonature fontainebleau.
Mots clef:
Cerf. Biche. Fumée. Territoire. Crotte. Coulée. Reposée. Défécation. Excréments.
Les
crottes laissées sur le terrain par les animaux sont parfois un des
seuls signes révélant leur présence, passagère ou pérenne.
Pouvoir
les identifier, permet au "pisteur" de dresser un bilan qualitatif et,
ou, quantitatif de la faune présence sur un territoire.
Rien n'est
plus passionnant que la recherche d'indices. Bien souvent, et c'est mon
cas, cette recherche des traces animales, débouche sur la recherche de
traces laissées par nos ancêtres.
En effet, les traces peuvent perdurer, et conduisent inévitablement le chercheur à s'affranchir des limites temporelles.
Mais si la connaissance des traces et des indices permet d'établir des hypothèses, il n'en demeure pas moins qu'elle est parfois source de méprises.
À moins que de connaître tous les individus d'un territoire, il est impossible, par exemple, de déterminer avec précision, si telle empreinte ou tel indice ont été faits ou abandonnés sur le terrain par tel ou tel animal. Affirmer le contraire relève de la duperie.
Prenons le cas des excréments des cervidés.
Le Cerf élaphe, Cervus elaphus
ou la Biche,
Ces animaux et leurs jeunes ( ne pas utiliser le terme de bébé, réservé au genre humain ) excrètent des crottes nommées par les chasseurs, fumées.
le Chevreuil Capreolus capreolus, et la Chevrette, des cervidés eux aussi, rejettent des crottes, nommées par ces mêmes chasseurs, "moquettes".
Bien que de taille très largement différente, leurs excréments peuvent parfois induire, le "jeune" pisteur dans l'erreur.
Les crottes d'un jeune cerf ou d'une jeune biche, peuvent parfois ressembler à celles d'un chevreuil ou d'une chevrette !
Voici des crottes de cerf et de chevreuil,
Ces crottes sont sèches, et ont donc une taille légèrement inférieure à la taille normale. À gauche celles du chevreuil, à droite celle du cerf.
Il m'a été parfois donné d'assister, au cours de sorties, autres que naturalistes, à des démonstrations de tels ou tels "connaisseurs" qui prétendaient, définir le sexe de l'animal ayant déféqué là. Que dire de ces gens colportant des âneries pareilles, leur père, leur grand-père, chasseurs dans l'âme leur avaient appris cela et eux, sans vérifier ces affirmations, transmettaient tout comme leurs anciens les mêmes inepties. Il suffit de constater le traitement réservé encore de nos jours aux rapaces ou au lierre...mais je m'égare !
Les crottes peuvent être déposées sur le terrain par les animaux, lors de périodes de repos, formant alors des petits "tas", ou lors de déplacements, dans ce cas elles seront dispersées et moins facile à repérer.
La présence de crottes, laissées, fientes, etc, pourrait permettre de dresser un bilan sur la présence ou non d'animaux dans un secteur particulier. Peu de crottes pourrait signifier peu d'animaux et beaucoup de crottes, beaucoup d'animaux.
Mais voila un jugement hâtif !
En effet, un animal "stationnant" dans un endroit lui offrant la quiétude, laissera au minimum, disons, un tas de crotte par jour, au bout de huit jours, il serait possible de dire :
« cet endroit est fréquenté par au moins x cerfs ou biches...»
Rien, vous allez le constatez ne serait plus faut.
Si cette observation est réalisée en été, les Géotrupes Geotrupes stercorarius, communément appelé, Bousiers,
Attirés par les parfums se dégageant des excréments, auront tôt fait de faire disparaître ces crottes,
Par contre, en hiver, ces mêmes insectes, devenant beaucoup moins actifs, les crottes, auront tendance à rester des jours, des semaines sur le terrain.
Nous voyons donc que la quantité de crottes observables n'est absolument pas le reflet de la population de cervidés présente sur ces lieux.
Il faut donc, observer plus en détail ces tas de crottes, ne pas hésiter à s'en approcher et au besoin, sortir la loupe, pour, tel le sioux rusé :-) affirmer, ces crottes sont fraîches ou sont "âgées".
Les crottes fraîches, sont "enrobées" d'un mucus brillant ( favorisant l'expulsion )
Notez
au passage que, (apparemment) pour un même animal, les crottes peuvent
avoir des tailles différentes (d'où la difficulté, comme je le dis plus
haut de définir la taille du cervidé d'après la taille des crottes
CQFD
Le temps passant, ce mucus va disparaître donnant aux crottes un aspect plus terne.
Puis les crottes petit à petit sècheront et ou seront "attaquées" par quelques animaux coprophages.
Dès que les températures remontent, les Bousiers et autres animaux coprophages se remettent au travail, et commencent leur festin.
Voir cette note élaborée il y quelques temps sur ces insectes ICI
L'entrée de ce petit tunnel, révèle le précieux travail ( Voir ce lien ) de ces insectes coprophages.
Sans la présence des Bousiers et autres coprophages, le sol serait recouvert d'excréments !
Il me semble avoir lu quelque chose sur les prairies d'un pays où avaient été introduits des troupeaux de vaches et où de vastes étendues, étaient recouvertes de bouses, fautes d'insectes coprophages, en tout cas d'insectes capables d'assimiler les excréments des vaches. il me semble que c'est en Australie.
Après plusieurs heures...
Les crottes disparaissent...doucement, et bientôt il ne restera plus que ce genre de taupinière, ici il s'agit de crottes de sanglier, mais le processus est identique.
Voici ma petite démonstration terminée, il ne me reste plus qu'à vous dire à bientôt sur Photonaturefontainebleau, les amis pour de nouvelles aventures.
Jeanpoule.
MOTS CLEF: carnivores. indices de présence. pic-vert. plumes.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Je vais vous parler aujourd'hui, de cet indice de présence, trouvé en forêt domaniale de Fontainebleau..
il s'agit tout d'abord d'identifier le "sujet" victime de cet acte de prédation, il s'agit d'un Pic-vert Picus viridis.
-OBSERVATION DE L'INDICE
Voyons plus en détail les plumes laissées sur place.
-DÉTERMINATION DE L'ESPÈCE "PRÉDATÉE".
Nous sommes en présence de rémiges de Pic-vert.
Comme chez certains autres pics, les plumes comportent des taches ou petites bandes blanches,d'autre part, le bord de la plume est coloré d'un beau vert métallique, caractéristique du Pic-vert.
Ce qui est intéressant ce sont les traces laissées sur le calamus de ces rémiges.
Description d'une plume.
Image tirée du site; http://fr.wikipedia.org/wiki/Penniforme
-DÉTERMINATION DU PRÉDATEUR.
Nous voyons nettement que l'extrémité du calamus a été sectionnée. Il s'agirait donc d'un animal capable de couper cette partie, après avoir capturé, ou trouvé ce Pic-vert, déjà mort.
Cet animal, peut être, un rapace ou un carnivore. Seuls ces animaux sont censés consommer de la viande et la "chasser" :-).
En règle générale les prédateurs, "plument" leurs proies avant de les consommer, le rapace se sert de son bec pour retirer les plumes, il peut durant cette opération laisser quelques marques de bec sur la plume, mais ce n'est pas fréquent. lorsque je dis "ils plument" leurs victimes, n'allez pas imaginer que la victime se retrouve comme nos poulets de supermarkette !
Non ! le rapace enlève le plus gros des plumes, se nourrit des meilleurs morceaux et abandonne le reste sur le terrain, sauf si la proie est chassée au profit de jeunes oisillons, dans ce cas elle est emmenée à l'aire.
Dans le cas où il s'agit d'un carnivore, la procédure est semblable, la plus grosse partie des plumes est enlevé, puis la proie consommée, sur place, ou dans un gîte, par le "chasseur". La proie peut être déplacée, également, vers le lieu où se tiennent les jeunes.
-CONCLUSION.
Un carnivore, que je ne peux déterminer avec certitude, Renard roux Vulpes vulpes, Martre Martes martes, Fouine Martes fouina (susceptibles de vivre dans ce milieu) a déplumé sommairement un Pic-vert ou un morceau de Pic-vert.
-HYPOTHÈSES.
1-Un Pic-vert en train de se nourrir, comme il le fait habituellement au sol, est capturé par un carnivore puis consommé, seul ces quelques plumes restent sur le terrain.
2-Un Pic-vert dort sur une branche ou dans un cavité, un carnivore, (chassant principalement la nuit), le déloge, le tue, le consomme, ne laissant au pied de l'arbre, que ces quelques rémiges.
3-Un Pic-vert mort de maladie ou (d'un coup de fusil pourquoi pas ? ) est trouvé par un carnivore qui le consomme sur place.
4- Un rapace, chasse le Pic-vert, consomme les parties les plus charnues, puis abandonne le cadavre, un carnivore passant par là, termine le travail du rapace. Déplume le reste de la proie puis la consomme.
5- et caetera.
-CONCLUSION.
Ce dont je suis sur. Un carnivore se servant de ses dents a coupé le calamus de ces rémiges de Pic-vert, point.
À bientôt pour de nouvelles aventures, sur Photo Nature Fontainebleau.
Dans la Nature, je le dis souvent, il faut rester humble, et ne pas prendre ses envies pour la réalité.
Ne
cédons pas à la tentation des chasseurs ou pêcheurs, vivant toujours
des expériences, hors du commun. Rencontrant des animaux aux dimensions
fabuleuses, livrant des combats épiques, dont ils reviennent,
indemnes...ouf !
Voyez plutôt ce cliché.
La
tentation ici est trop forte, oui, il s'agit d'une fiente de rapace
nocturne, sur le tronc de ce résineux, un Sapin de Douglas
Conclusion, une chouette ou un hibou sont venu se percher dans l'arbre pour y passer la journée et nous ont laissé leurs fientes sur le tronc, comme preuve de leur passage.
bravo ! mais un peu rapide mon cher Watson...
Il suffit de s'approcher
encore plus près pour constater qu'il y a méprise,
En effet, il s'agit de résine. Ces grandes trainées blanches qui maculent les troncs des Sapins de Douglas, proviennent en effet de pertes de résine. C'est d'ailleurs un des traits caractéristiques de ces conifères.
En observant attentivement l'écorce , vous apercevrez des vésicules comme celles-ci,
À l'aide d'un couteau, pratiquez un orifice dans la fine pellicule, qui les protège, aussitôt un liquide jaune collant en sort, il s'agit de résine. Ce trait de caractère n'est pas souvent abordé dans les différentes descriptions que nous pouvons lire. Étrange.
Voyons maintenant de "vraies" fientes de rapaces nocturnes, sur les rochers ayant servis de perchoir,
sur les arbres,
ou sur le sol, notez la présence de pelotes de réjections au même endroit, nous sommes en présence d'un dortoir de Hiboux-moyen-duc,
il faut reconnaître qu'un examen rapide nous induit vite en erreur.
Conclusion, dans la nature, prenons le temps, d'observer, de comparer, d'émettre des hypothèses de les vérifier avant de jouer les "Tartarin".
À bientôt sur photonature fontainebleau les amis.
PELOTES RÉJECTION HIBOU MOYEN DUC. GRIPPE AVIAIRE. PRÉCAUTIONS MANIPULATION DES PELOTES.
Je viens de recevoir un courrier électronique, qui peut intéresser les personnes désirant manipuler des pelotes de réjections.
je vous propose donc de lire la réponse faite à Titi, sur le blog NATURA 77, où certains de mes articles paraissent.
je réponds à Titi, par ce biais car cette réponse peut intéresser quelques personnes.
Bonjour Titi,
Je suppose que vous êtes un Naturaliste en "herbe" et que vous portez un intérêt particulier à la Nature.
Concernant les pelotes de réjection, sachez que la manipulation de pelotes en milieu scolaire est interdite, en raison de la grippe aviaire.
http://www.grippe-aviaire.gouv.fr/
Toutefois il vous est bien entendu possible de le faire dans un cadre privé mais il va sans dire que la possibilité d'une transmission du virus est toujours possible.
Il convient donc de bien peser les risques encourus, par rapport aux bénéfices attendus.
Si d'aventure il vous arrivait de trouver des pelotes de réjection dans la Nature, il convient de les manipuler avec des gants. Si ces pelotes sont sèches, cas de pelotes trouvées dans un grenier occupé par une chouette effraye, des aérosols peuvent se dégager de la pelote lors des manipulations et parvenir jusqu'à vos voies respiratoires; Dans ce cas là il faudrait en plus des gants vous munir d'un masque. Dans tous les cas, il vaut mieux être très prudent et bénéficier des conseils d'un adulte(censé avoir de l'expérience ! :-)
Vous pouvez vous rendre sur cette adresse:
http://44.svt.free.fr/jpg/pelote.htm
Pour trouver des pelotes dans la Nature, il vous faudra y consacrer beaucoup de temps. En ce moment il faudra fréquenter les petits bois bien exposés au sud et abrité du vent dominant.C'est le genre d'endroit fréquentés par les hiboux moyen duc. les piquets de clôtures, les arbres isolés...sont souvent utilisés comme perchoir par les rapaces nocturnes et au pied de ces perchoir, il est parfois possible de trouver des pelotes .
Je termine en vous souhaitant bonne chance.
jeanpoule, rédacteur de la note sur les pelotes de hibou-moyen- duc.
En forêt il est très fréquent de trouver des canettes vides, ou à peu près vides.
Ces déchets se transforment en piège mortel pour les animaux pénétrant à l'intérieur et ne pouvant en ressortir.
Voici une de mes trouvailles...
Je parle de celle de gauche, les deux sont pleines, celle de droite de bière et celle de gauche...
Mais auparavant nous allons procéder à son ouverture ! et voilà le travail,
Comment ? Agrandir, oui bien sur,
Oui vous avez bien vu il s'agit de Bousiers Geotrupes stercorarius ayant trouvé refuge dans leur future tombe.
Combien sont-il ?
À l'aide de mon crayon j'ai entouré 10 individus, estimation donc il pourrait y en avoir 200.
Le
fait de jeter une bouteille vide n'est donc pas anodin , non seulement
notre vision s'en trouve "polluée" (le verre n'est pas toxique, et il
n'a jamais été prouvé contrairement à l'idée reçue qu'une canette peut
enflammer la foret) mais contribue également à la mort inutile
d'animaux.
Je ne suis pas le premier bien entendu à avoir fait cette découverte, il y a déjà des années que cette nuisance avait été dénoncée, dans le courrier de la Nature, je crois;
Mes dernières observations m'ont incitées à compléter cet article.
Il y une semaine, aujourd'hui, que je découvrais que les paquets de chips peuvent eux aussi "tuer".
Abandonnés en forêt, ces déchets deviennent eux aussi de véritables pièges pour les Géotrupes appelés communément, bousiers.
Voici l'objet du délit,
Et voici le contenu,
Une centaine des ces animaux attirés par les restes de nourriture,n'ont pas réussi à quitter l'intérieur du paquet de chips, devenant leur "cimetière".
C'est la taille anormale de ce paquet qui avait attiré mon attention, le déplaçant du bout du pied et le trouvant un peu lourd, j'ai donc décidé de l'ouvrir. Il contenait un amalgame de bousiers emprisonnés dans un bloc de glace.
À bientôt sur photonature les amis.
Un lien sur un article paru il y a un moment LIEN 1