Mots clefs: Abri, Abri sous roche, Abri gravé, Gravures rupestres, Essonne, GERSAR,
-Le contexte.
La rivière Essonne coule en contrebas, l'endroit est calme, et bucolique en diable.
En accord avec le président du GERSAR, j'assiste aujourd'hui aux travaux de déblaiement et de "relèvement" d'un nouvel abri orné.
-Description de l'abri.
Début extrait article de : Alain Bénard.
«Le site est situé sous un banc de grès très épais et forme un grand abri sous roche se prolongeant par une cavité en tunnel parallèle à l'escarpement.
Au dessus de l'entrée nord, une autre cavité forme un niveau supérieur dont la particularité est de n'être accessible que par une faille s'ouvrant sur le plateau et résultant du détachement d'une grande dalle du banc de grès en place (fig 1 et 2).
Cette faille, large de 1 m à 1,50 m est recouverte sur la totalité de sa longueur (qui est de 5 m) par une série de dalles calcaires parallèles et à l'évidence disposées volontairement (fig 3).
Ses deux extrémités ont également été obturées par d'autres dalles placées de champ. Ces dalles proviennent du niveau de calcaire de Beauce surmontant le grès Stampien affleurant au dessus de l'abri.
Cette couverture "mégalithique" est bien énigmatique. À une époque indéterminée, il y a eu volonté de transformer cette faille et sa cavité latérale en un ensemble clos. Aucun indice ou vestige archéologique ne permet de préciser la date de la réalisation de cette structure ni sa destination».
Fin de citation.
Au printemps 2008, une équipe du GERSAR entreprend de dégager la cavité supérieure de cet ensemble gravé découvert en 1998, par Christian Marchive.
La paroi gravée. (cavité supérieure)
Après l'évacuation du remplissage, constitué de terre limoneuse un panneau de 1,80 m sur 1,50 apparait dans toute sa beauté. Ce panneau est entièrement occupé par un ensemble très dense de gravures.
«Une des premières impressions ressentie au fur et à mesure que nous dégagions le panneau concernait la pureté et l'authenticité de ce que nous découvrions: aucun graffito, aucune inscription historique ne le polluait. (Christian Marchive 2009)
-Les représentations remarquables.
-L'équidé 1 (fig 7/1).
-La représentation animalière (fig 7/2).
-La représentation pisciforme (fig 7/9).
-L'équidé 2 (fig 7/11).
-Procédure.
Bien entendu, une fois découvert, l'abri orné est répertorié puis localisé de manière très précise, le GPS rend alors de très grands services durant cette opération.
Des fiches synthétisent les renseignements collectés.
Ces relevés font l'objet d'échanges riches et animées...
Pour établir ces calques de gravures, il faut faire un relevé méticuleux in situ
Il faut "jouer" de la balayette très délicatement, sans altérer les gravures, pour les débarrasser des éléments minéraux , puis une feuille en matière plastique et des feutres à la main...
les relevés peuvent commencer...
N'oublions pas que les acteurs sont dans l'obscurité et parfois dans des positions acrobatiques !
Dans le cas présent les gravures avaient été préalablement dégagées d'une importante couche de sédiments.
Les relevés sont toujours complétés par une prise de vue photographique,
qui viendra étoffer le dossier de l'abri gravé.
Le numérique permet de travailler en temps réel.
-Synthèse.
Localisations, calques de relevés, photographies constituent un dossier transmis aux services archéologiques de l'État et du département. Notons au passage que l'étude de cet abri a bénéficié d'une aide du Conseil général de l'Essonne, preuve de l'intérêt porté au travail des bénévoles !
La synthèse de ces travaux parait régulièrement sous forme de bulletins.
Quelques abris particulièrement remarquables ont fait l'objet de relevés intégraux, il s'agit là d'un travail colossal. En consultant l'album mis en ligne ICI ALBUM PHOTO vous pourrez imaginez le nombre d'heures qu'il faudra consacrer à celui-ci !
Pour plus détails concernant cette découverte remarquable je vous invite à lire les comptes-rendus établis à cette occasion et parus dans :
Art Rupestre N° 56 : (Publication du GERSAR)
-Le relevé des gravures doc 01
Mes plus vifs remerciements à Alain, Christian et Laurent pour cette journée riche et instructive passée en leur compagnie.
Nota. J'ai volontairement baptisé cet abri d'un nom un peu fantaisiste, et caché les noms des lieux afin de protéger, l'intégrité de cet ensemble gravé, et la tranquillité du propriétaire.
Mots clefs: Meule. Néolithique.Faÿ Lès Nemours . Grès, Meule à main, Meule dormante, Molette,
1-Le cadre historique.
Il est admis que la culture des céréales serait apparue au néolithique, c'est à dire entre moins 10 000 ans et moins 2000 ans avant notre ère. Les plus anciennes traces de cultures de céréales auraient été retrouvées dans une région baptisée "Le Croissant fertile".
Ces cultures de céréales semblent aller de pair avec la création d'outils et d'accessoires permettant la récolte, le stockage et le "traitement" des récoltes.
2-Les traces et indices de ces cultures disparues.
Cette meule, véritable jalon historique serait un ultime témoignage de cette époque néolithique. C'est une des rares meules de Seine et Marne, et la seule à notre connaissance à être encore en place sur les lieux mêmes où elle semble avoir été utilisée.
3-Situation géographique.
Les meules pouvaient être proches des habitations ou être placées à l'intérieur d'un bâtiment. Mais nous pouvons également admettre qu'une meule pouvait se trouver près d'un lieu de récolte ou d'extraction (cas de l'ocre).
Les
meules retrouvées en Seine et Marne sont généralement constituées d'un
solide bloc de grès, difficilement transportable. Un possible transport ne doit pas être pour autant écarté.
De nombreuses civilisations possédaient des meules transportables, beaucoup moins massives que celle-ci.
L'absence de ce type de meule dans notre région ne signifie pas que les meules portatives n'existaient pas !
4-Destination des meules.
Les meules peuvent servir à broyer des grains mais également des végétaux, des os, des terres colorantes, des fruits secs (noix, noisettes, faines, etc) rien ne permet d'affirmer avec certitude la destination de cette meule.
La meule pour être efficace doit offrir une surface rugueuse afin de bloquer les grains ou matières placés à l'intérieur, au passage de la molette les grains ou les matières sont déchirés.
5-Choix du bloc pour la confection de la meule.
Les concepteurs de cet outil, auraient pu retenir certains de ces critères pour effectuer leur choix :
-bloc de pierre nécessitant peu d'aménagements.
-situé aux abords de l'habitation, du lieu de récolte ou d'extraction des matériaux à moudre. Nous pouvons admettre malgré le poids que le bloc peut être transporté là où il sera utile.
-d'une hauteur telle que son utilisation soit aisée.
-offrir une surface relativement plane.
-ne présentant aucune fissure mettant en péril la pérennité de l'outil.
-d'une qualité de pierre homogène, facilitant le creusage puis le piquetage.
6-Préparation de la meule.
Une fois le bloc rocheux sélectionné quelques aménagements peuvent être faits:
-Creuser une cuvette destinée à retenir les matières à réduire.
-Piqueter l'intérieur de la cuvette à l'aide d'un percuteur.
7-Aspect de la meule.
L'intérieur de la meule peut être en rapport avec le résultat attendu. Un piquetage grossier (peu d'aspérités capables de retenir les matières) peut produire une "farine" ou plutôt une mouture grossière, à l'inverse un piquetage fin et soigné peut fournir une mouture fine.
L'observation minutieuse de ce vestige révèle
-Une zone fortement usée à la suite de l'utilisation de la meule (A).
-Une zone apparemment piquetée en bon état (C).
-Deux parties, éclatées par le gel (B).
-Une ligne de fracture (D).
Le piquetage d'origine disparait après de nombreuses utilisations, la meule devient inefficace, et doit être à nouveau piquetée.
Celle que nous avons sous les yeux est pratiquement lisse au toucher, et paraît peu performante, l'utilisateur ou "utilisatrice" (*1) devait consacrer plus de temps et d'énergie que sur une meule bien piquetée. Mais ne connaissant pas la destination de cette meule il est difficile de se prononcer avec certitude. Elle a pu être également délaissée au profit d'une meule tournante.
(*1) Comme c'est encore le cas dans beaucoup de "civilisations" actuelles je pense que les travaux répétitifs et pénibles du passé, ont dû être confiés aux plus faibles, c'est à dire à "celles" qui depuis la nuit des temps servent les hommes et les mettent au monde.
8-La molette.
La meule dormante va de pair avec une molette, c'est une pierre dont les dimensions lui permettent de se déplacer dans la zone où se trouve la matière à réduire, la molette pour être efficace peut être, elle aussi piquetée.
La molette peut comporter une zone facilitant sa préhension, mais ce n'est pas une obligation. elle peut être faite dans le même matériaux que la meule mais là aussi ce n'est pas une constante.
Statuette égyptienne (au centre) représentant une femme en train de moudre du grain.
Une meule et sa molette en "situation".
9-Préservation.
Il semble, d'après l'auteur d'une des notes citées en référence ou en lien que des "pourparlers" soient en cours pour "évacuer" (2*) ce vestige vers le musée de Nemours.
(2*)
J'ai
volontairement choisi ce terme car je ne suis pas très favorable à ce
genre d'opération, il est en effet dommage de ne pouvoir contempler sur le
terrain que des copies lorsqu'elles existent ! Je sais que laissée sur place cette meule peut être
volée, détruite ou vandalisée.
De toute façon dans le cas présent il ne restera plus rien après cette
évacuation, ni la meule ni sa copie. Et il nous faudra payer pour la
contempler,là, c'est encore un autre problème. (j'exprime là un point de vue tout à fait personnel)
10-Divers.
10.1-Le pain.
Le
"pain" des temps anciens ne devait sûrement pas ressembler à celui que
nous pouvons nous procurer auprès des boulangers. Il est confectionné
aujourd'hui avec une farine d'une blancheur à faire pâlir nos ancêtres
et contient de nombreux résidus et additifs chimiques.
Non, ce pain complet préparé sans levure devait se présenter sous forme d'une galette plus ou moins noire remplie de son.
10.2-Le blé.
Le blé comme d'autres céréales a subi une pression de sélection, le faisant passer du stade de plante "sauvage" à celui de plante cultivée.
Nous pouvons considérer le Moyen-Orient et l'Égypte comme le berceau du blé.
Actuellement deux types de blé ont une grande importance économique:
-le blé dur ,servant a fabriquer semoules et les pâtes.
-Le blé tendre, appelé également froment utilisé principalement pour la panification.
D'autres variétés anciennement cultivées, méritent d'être citées:
-L'épeautre, cultivé en agriculture dite biologique.
-L'engrain anciennement cultivé est peut-être à l'origine de "notre" blé actuel.
11-Pour approfondir le sujet.
1-Une excellente étude sur le matériel de broyage en préhistoire.
Les conclusions de cette étude peuvent être "chargées ci dessous.
ICI Téléchargement Conclusion_matériels_broyage_préhistoire
le texte complet est visible à cette adresse.
http://bcrfj.revues.org/index1682.html#tocto3n3
2-Un excellent site sur les meules.
http://meule-a-main.blogspot.com/
3- Un texte provenant du site Persée
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1910_num_7_5_11786
4-Acte d'un colloque sur les meules à grains.
5-Document de Jean-Pierre Hofstetter traitant de cette meule
téléchargeable ici
C'est la rentrée pour le GERSAR Groupe d'Études de Recherches et Sauvegarde de l'Art Rupestre.
Le rendez-vous est fixé à Villeneuve-sur-Auvers, le dimanche 4 octobre, en bordure du massif de Fontainebleau.
Au programme de la matinée de très beaux abris, dont un classé à l'inventaire des monuments historiques en date de 1972.
Après un repas tiré du sac l'après-midi est consacré lui aussi à la découverte, d'abris ornés mais également à celle de très beaux polissoirs dont un dans un état de conservation exceptionnel.
Vous pouvez consulter l'album de cette sortie en cliquant la photo ci-dessous.
Du haut de la butte de Rampillon, l'église saint Éliphe domine la vaste plaine de la Brie-Champenoise. La construction en grès confère à l'extérieur du monument rudesse et austérité qui contrastent avec la légèreté et la luminosité intérieures...
Lire la suite dans l'album auquel vous avez accès en cliquant sur la photo ci-dessous.
Cliquez sur la photo.
Le chapitre de la cathédrale
notre dame de Paris décida à la fin du XII siècle la construction de
la basilique de Larchant, afin d'accueillir les nombreux pèlerins qui
se pressaient en ce lieu.
Après avoir connu de belles heures après
la guerre de cent ans, la cathédrale fût détruite par un incendie en
1490 provoqué on le suppose, par la foudre. Restaurée elle fût
"victime" du pillage puis d'un nouvel incendie provoqué cette fois par
les troupes de Montgomery, l'église ne fût jamais reconstruite et les
pèlerins désertèrent définitivement les lieux.
La basilique a
souvent été décrite comme une ruine, la restauration de cet édifice ne
sera jamais terminée, sauf...mais là cet une autre histoire.
En attendant, vous pouvez, si vous le désirez vous rendre sur les albums de photonature pour y admirer de beaux restes !
Cliquez sur la photo ci-dessus pour accéder à l'album.
-Pour celles et ceux qui ont
envie de découvrir quelques vues du château de Fontainebleau
rendez-vous sur les albums photographiques qui viennent d'être doté
d'une nouvelle rubrique concernant cet édifice.
D'important travaux
de restaurations et d'entretien ont été entrepris et sont en cours
actuellement. il était temps que quelques "monnaies" soient consacrées
à ce superbe monument, connu dans le monde entier (enfin...presque !)
Cliquez sur la photo pour une visite particulière.
Mots clef:
Irrationnel. Gravures rupestres. Religion. Exorcisme. Calvaire.
Les gravures rupestres de Fontainebleau, intriguent toujours autant les "spécialistes" et ils sont nombreux !
Mais ne cédons pas à la facilité, consistant à se placer "dans la peau" des hommes ayant vécu, il y a des milliers, des centaines d'années, et foulant le sol occupé actuellement par la forêt de Fontainebleau. Comment en effet pourrions nous connaître les profondes motivations de nos ancêtres.
Bien souvent ces signes, gravés pour la plupart dans le grès tendre de nos rochers, avaient une signification particulière. Soyons honnêtes et reconnaissons que les motivations,les savoirs et les codes de lecture de ces pétroglyphes sont à jamais perdus.
Comment, et par quel miracle pourrions-nous appréhender la vie de ces femmes et de ces hommes d'un autre temps.
Certains scientifiques ou érudits, n'hésitent pas à franchir le pas, affirmant aujourd'hui, ce qui, quelques années plus tard, sera démenti par de nouvelles découvertes. Mais nous vivons une période formidable où tout peut être expliqué et où tout est explicable.
Lors
de stages de formation
professionnelle, nous commençons une histoire, puis, nous
demandons à chaque stagiaire de la terminer... 30 individus, 30 fins
différentes, et plausibles ! Nous pourrions commencer cette histoire,
par la découverte d'une gravure, ressemblant au portrait d'un chevalier
avec son heaume...
Comme celle ci, tracée à l'intérieur d'une cavité, notez la "pollution" du graffito, par des traits gravés postérieurement au tracé d'origine.
Nous sommes à très peu de distance de la chapelle Templière de Fourches,
- «Les templiers étaient des moines soldats, ils portaient les attributs propres aux militaires de cette époque, donc il s'agit du portrait d'un templier tracé par un de ces moines soldats, ou un serf de cette époque »
«Un peu facile mon cher Watson, non ? »
- « Regardez ces autres graffitis, des écus »
«Et alors, qui ?, quand ?. Vos supposées preuves, n'en sont pas ! »
Comme je le dis plus haut, il n'est pas un jour sans que nous apprenions que telle théorie d'un "spécialiste" est battue en brèche par la découverte d'un autre "spécialiste".
En
effet il semble régner une sorte de "conflit" entre ces "spécialistes"
de différents pays et de différentes sensibilités. Serait-ce, la
notoriété, l'argent qui... excusez-moi, je m'égare.
À défaut de preuves irréfutables, nos esprits peuvent vagabonder et imaginer que..
Les
gravures rupestres de la forêt de Fontainebleau sont bien mystérieuses,
et nul ne peut dater avec certitude l'époque,ou plutôt, les époques
durant lesquelles ces signes ont été tracés. Il est possible par
contre,d'affirmer que telle gravure surchargée par une autre, est
postérieure à celle-ci.
Des
fouilles effectuées au pied de ces panneaux peints, pourraient donner
quelques pistes, mais encore une fois sans certitude. il existe
quelques gravures authentifiées, mais le pourcentage est infinitésimale
par rapport au nombre de gravures recensées.
Par contre celles-ci ne prêtent pas à débat, ( gravures militaires du polygone d'artillerie, forêt de Fontainebleau ).
Il
existe pourtant d'autres graffitis, apparemment, plus anciens , pouvant
avoir un début d'explication. Le cas suivant, pourrait avoir, je dis,
"pourrait" avoir, une signification religieuse.
Cette possible explication pourrait être corroborée par des textes parvenus jusqu'à nous et relatant les pratiques religieuses ( mais lisez les liens en fin d'article ), de ces temps "héroïques".
Voyez ce rocher,
Reconnaissons qu'il a un aspect assez surprenant, les textes écrits laissés par nos prédécesseurs, principalement les religieux, nous disent que le "malin" peut prendre différentes formes et se "glisser" partout.
Comment ne pas croire que cette formation géologique puisse abriter un esprit malveillant :-).
Et comment croire que ces formes puissent être naturelles, :-) ( mais là c'est un autre débat )
Le principe de précaution, ( si cher à nos dirigeants actuels ) devait exister dans ces temps lointains, et plutôt que de laisser, une possibilité, au malin de s'installer ou de continuer à vivre là, il suffisait d'exorciser ce lieu.
Ce qui fût fait...
Et quel symbole fût gravé ? ( c'est le seul visible sur l'ensemble du bloc rocheux).
Un calvaire.
Les "outrages" du temps ont partiellement effacé les sillons, mais ils restent bien visibles, si l'éclairage se fait à l'aide d'une lumière rasante.
Après
avoir tracé ce symbole, le rocher, se trouvait, peut-être, sous une
protection spéciale et nul "malin" ne pouvait désormais, y vivre et à
fortiori en sortir pour tourmenter les hommes.
Dans bien des cas, ce
type de gravure religieuse n'est pas isolé comme c'est le cas ici, mais
accompagné d'autres gravures,ont-elles été faites avant ou après,
impossible à dire, si elles ne se chevauchent ou ne s'entrecoupent pas.
Mais
il est à l'heure actuelle, impossible de dater avec précision, les
sillons tracés dans le grès, sauf à des de très rares exceptions.
Les gravures rupestres de la forêt de Fontainebleau, gardent leur mystère et c'est bien ainsi.
À bientôt sur Photonature Fontainebleau, les amis.
Ces pratiques d'exorcisme, ont encore cours de nos jours, voyez ce lien ICI et cet autre ICI
à lire également ! Téléchargement Programme détaillé du séminaire
Liens utiles:
LIENS GRAVURES:
Oui il s'agit bien de la légendaire deux chevaux, ce n'est pas habituel, que photonaturefontainebleau
, cède au démon de l'automobile.
Mais
une fois n'est pas coutume, et je vous propose de découvrir, tout comme
je l'ai découvert, que notre forêt de Fontainebleau, a servi aux essais
de la deux chevaux 4x4, s'il vous plait
Un peu de technique, mais très simple, rassurez-vous.
Tous les lecteurs de ce blog, ne sont pas sensés savoir ce que c'est qu'un véhicule 4x4.
Bien tous les véhicules ont généralement quatre
roues mais ce n'est pas une règle absolue. Mais restons si vous le
voulez bien au niveau des voitures que nous utilisons tous les jours.
Bien, ces véhicules ont quatre roues mais simplement deux roues
motrices. C'est à dire que si je compare à mon vélo, qui n'a qu'une
roue motrice, nos voiture ont deux roues entraînées par le moteur. Les
deux autres, suivent gentiment le mouvement initié par les deux
tractrices. Le mot est lancé, un véhicule 4x4, lui, a quatre roues
tractrices, ou motrices, c'est à dire et vous l'aurez compris que les
quatre roues sont entraînées par le moteur. Dans ce cas précis plus de
roues, à la traîne, si je puis dire, pour faire simple elles se
débrouillent pour se sortir des terrains difficiles.
Ah ! que nous soyons bien d'accord tout de suite, je ne fais pas l'apologie des 4x4, en ville ou ailleurs ! d''accord ?
il
y quelque jours un visiteur du blog, me posait quelques questions au
sujet du terrain qui aurait servi à ces essais de deux chevaux 4x4, et
bien, tout comme Geneviève Tabouis, LIEN 1 LIEN 2
bien informé jeanpoule lui a fourni les renseignements souhaités et,
gentiment, il faut le dire, Éric ... , m'a autorisée à publier les
photos et documents concernant ces essais à l'ancien polygone
d'artillerie de fontainebleau, autrement dit sur le terrain des
motards de la gendarmerie nationale, qui en sont les gestionnaires et
les utilisateurs actuellement.
Vous remarquerez la différence entre la végétation d'il y a pratiquement 40 ans et celle en place actuellement sur la "butte".
Téléchargement 2cv_4x4_fontainebleau_01.doc
Téléchargement 2cv_4x4_fontainebleau_02.doc
Téléchargement 2cv_4x4_fontainebleau_03.doc
Téléchargement 2cv_4x4_fontainebleau_04.doc
Téléchargement deux_chevaux_4x4_fontainebleau.doc
Bonne lecture et à bientôt sur photonaturefontainebleau les amis.
Ps: une deuch mon rêve ! voiture écolo avant l'heure, tout comme le solex d'ailleurs.
UN ARTICLE EMPRUNTÉ AU SITE BANQUE DES SAVOIRS DE L'ESSONNE UNE INITIATIVE DU CONSEIL GÉNÉRAL.
Rechercher les grottes ornées : une passion
C'est l'historien Amand de Vertus qui, en 1864, rapporte le premier la présence de rochers gravés dans le Bassin parisien : une "chambre de fées" qu'il avait visitée en 1858 à Coincy (Aisne) et qu'on venait de détruire. Trois ans plus tard, un militaire découvre une roche gravée au Mont de Ballancourt (Essonne). Laquelle fait dès 1868 l'objet d'une expédition toute spéciale, l'antiquaire Jules Quicherat et l'historien Henri Marin étant chargés d'interpréter ses pétroglyphes. Ensuite, les découvertes se sont succédées grâce aux prospections d'un grand nombre d'hommes. On compte notamment parmi eux : le géologue Georges Courty, le peintre Frédéric Ede, le préhistorien James-Louis Baudet, ou plus récemment les archéologues Jacques Hinout ou Gilles Tassé. Mais faute d'être connus du grand public, nombre de sites ont souffert de vandalisme. C'est ce qui a motivé, en 1975, la création du Groupe d'études, de recherches et de sauvegarde de l'art rupestre (GERSAR)*, une association d'archéologues amateurs installée à Milly-la-Forêt. Elle compte aujourd'hui cent vingt membres, dont une dizaine travaillent en étroite relation avec des archéologues professionnels.
Sa principale activité consiste à rechercher, en forêt de Fontainebleau, des abris ornés qui n'auraient pas encore été mis au jour, puis à en étudier les gravures. Toutefois, grâce à l'expérience acquise au fil des années, elle s'intéresse également à l'art rupestre en dehors du Bassin parisien. Le GERSAR a ainsi étudié des sites de Haute Maurienne, des Deux-Sèvres, des Vosges, du Queyras, du Tardenois… Son travail de prospection se fait de préférence en hiver, quand la végétation risque moins de masquer les entrées des abris. Un travail de longue haleine, que ne guide malheureusement aucun indice topographique ou géographique, mais qui permet la découverte d'une vingtaine d'abris ornés chaque année.
Une fois repérés, ces abris sont répertoriés et localisés de manière précise. Pour chacun d'eux, le GERSAR établit une fiche qui récapitule tous les renseignements enregistrés et la transmet aux services archéologiques de
l'État et du département. Naturellement, on prend alors des clichés photographiques du site. Par ailleurs, quand la morphologie de l'abri le permet, les membres de cette association s'attachent aussi à faire le relevé de ses motifs. Quelques abris remarquables par l'abondance et la qualité des gravures ont d'ailleurs fait l'objet de relevés intégraux : c'est le cas des abris du Village et du Trou du Sarrazin (Villeneuve-sur-Auvers), de celui de la Butte Noire (Valpuiseaux), de la grotte du Cavalier (Milly-la-Forêt), ou encore de l'abri du Larris des Boulins (Buno-Bonnevaux).
Enfin, les membres du GERSAR portent spécialement leur attention sur quelques motifs fréquemment retrouvés comme la triple enceinte, les anthropomorphes et les figures évoquant des pieds, des cuvettes ou des cervidés. But de l'opération : voir par quels détails ils diffèrent d'un site à l'autre, étudier leur répartition et parvenir à les interpréter et à les dater. Près de cent cinquante ans après leur première découverte, les abris ornés du Bassin parisien donnent toujours du fil à retordre aux archéologues !
MEMBRE DU GERSAR C'EST TOUJOURS AVEC BEAUCOUP DE PLAISIR QUE JE PARTICIPE AUX SORTIES ORGANISÉES.
SI VOUS DÉSIREZ AVOIR UN APERÇU DES RICHESSES RENCONTRÉES DURANT CES JOURNÉES. ALLEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS ET CHARGER UN MONTAGE QUE JE VIENS DE RÉALISER.
20080518 SORTIE GERSAR MONDEVILLE