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-LES RÉSERVES BIOLOGIQUES DE LA FORÊT DE FONTAINEBLEAU EN QUESTION.
SOURCE : O.N.F.
Les réserves biologiques dirigées
Les réserves biologiques intégrales
SURFACES EN RÉSERVES BIOLOGIQUES EN FRANCE :
En 2003, a également été poursuivie l'instruction des surfaces suivantes de RB en forêt domaniale (pour achèvement à l'horizon 2006 ou au-delà) :
Dernièrement je recevais un ami à la maison qui me parlait de ce qui lui était arrivé il y a peu.
Les photographies illustrant cet article sont d'ailleurs de lui.
Cet ami possède une maison avec de belles baies vitrées sur une véranda installée à l'arrière de sa maison.
il y a deux mois environ, un bruit très fort se fit entendre en provenance de cette véranda, il quitta la pièce qu'il occupait pour essayer de trouver une explication à ce tapage.
Quelle ne fût pas sa surprise de trouver un gros oiseau empêtré dans une touffe de romarin.Le dégageant délicatement il constata qu'il s'agissait d'un rapace, il était estourbi.
Après quelques instants il sembla reprendre ses esprits, il le posa sur le carrelage de la véranda, alla chercher son appareil photo et réalisa ces photographies,
Il s'agissait d'un ÉPERVIER D'EUROPE Accipiter nisus qui avait percuté une des vitres de la véranda.
Comment un oiseau à la vue si perçante peut-il faire une erreur de "navigation" aussi grossière.
Tout d'abord quels sont ses habitudes de vol.
Son régime alimentaire fait de lui un ennemi redouté des petits oiseaux, et des plus gros, grives merles pigeons, geais etc.
C'est toujours en vol qu'il choisit, isole, capture et tue sa proie.
C'est un véritable "médecin" des oiseaux qui sait trouver parmi un vol de plusieurs dizaines d'individus celui qui est faible, mal conformé, blessé ou malade, il saura lui administrer "les derniers sacrements".
Il contribue par son action à maintenir les populations d'oiseaux dans un bon état sanitaire.
Son corps et ses courtes ailes arrondies lui permettent des vols, rapides, en piqué, en rase-mottes, il peut louvoyer entre les arbres, les bâtiments.
Accélérations foudroyantes, brusques changements de cap lui assurent une maîtrise totale de l'espace aérien.
Si vous "naviguez" sur la toile vous pourrez lire tout un tas d'inepties sur les raisons qui poussent nos amis ailés à se "suicider" sur les baies vitrées de nos demeures.
La raison est d'une banalité déconcertante.
Regardons à nouveau la photo de la véranda et agrandissons une des vitres...
Que voyons-nous, sur la troisième vitre en partant de la gauche ?
Une chaise longue, ou plutôt le reflet d'une chaise longue placée à l'extérieur, le reflet d'un mur d'une fenêtre...j'arrête là ma démonstration, ce qui trompe le rapace c'est le reflet dans la vitre. Le paysage tout entier se reflète dans la les vitres, l'oiseau calcule son itinéraire en tenant compte de ce qu'il voit.
Il ne peut comme nous prendre en compte le fait que le paysage qu'il voit est prisonnier d'un cadre métallique,que ce reflet fait partie d'un tout et que ce tout fait obstacle à son passage . Bien entendu il arrive ce qui doit arriver l'oiseau percute la vitre et le reflet du paysage. C'est simple.
Il n'y a pas que les rapaces qui percutent les baies vitrées mais les petits oiseaux sont très souvent victimes de fractures résultant de collisions et tout un tas d'insectes également.
Voilà donc l'explication, mais comment supprimer ces "accidents" ?
Simple il faut matérialiser la vitre avec quelque chose, une silhouette découpée dans un plastique adhésif puis collée sur la vitre suffira à matérialiser l'obstacle. L'oiseau cherchera à éviter la forme collée et ainsi évitera du même coup le vitre. Peu importe la forme de la silhouette découpée, un carré un rond une étoile ou une silhouette d'oiseau. Mais attention il faut que cette forme soit proportionnée à la taille de la vitre trop petite elle sera inefficace. (Allez sur les liens ci-dessus pour plus de détails)
Les oiseaux sont victimes de la chasse, des collisions avec les voitures, de la pollution, de... alors ! n'en rajoutons pas.
MERCI J.J. pour les photos !
À bientôt sur photonaturefontainebleau les amis.
LIENS UTILES :
MESURES DE SAUVEGARDE DE LA FAUNE AILÉE
DES RENSEIGNEMENTS TRÈS UTILES
ICI AUSSI UNE ENQUÊTE FOUILLÉE
ET LÀ AUSSI ON Y APPREND PLEIN DE CHOSES
Quoi de plus valorisant que de confectionner un nichoir, et de le voir occupé au printemps suivant.
Mettre en accord ses idées et ses actes, en recyclant du bois abandonné.
Tout d'abord le contexte :
J'habite un village possédant de nombreux bois de Robiniers faux acacias Robinia pseudoacacia, ces arbres présents sur ma commune sont les descendants d'arbres plantés il y a des décennies dans le but de fournir des piquets, aux vignes, très répandues il y a un siècle et aux parcs à bestiaux.
Originaire d'Amérique du nord il fût introduit en France par un homme nommé... Robinier, jardinier botaniste du roi Henri le quatrième. Son bois est très dur et imputrescible (qui ne pourri pas). Ce qui explique son utilisation à l'extérieur.
Les bois dont nous parlions plus haut, sont parfois exploités et les bûcherons n'aiment pas s'embarrasser de bûches creuses, et ...
J'ouvre une parenthèse, je ne comprends toujours pas pourquoi c'est généralement le coeur des robiniers qui disparaît en premier alors que ce bois est réputé plus dur et solide que celui de la périphérie.
Peut-être y-a-t-il un lecteur qui nous donnera la réponse ?
C'est là que j'interviens, en récupérant auprès de ces hommes, leurs déchets, à qui je donne une seconde vie!
Voici donc la méthode que je vous livre aujourd'hui pour transformer un bûche creuse un un magnifique nichoir... imputrescible ;-)
C'est parti, au fur et à mesure de l'avancement des travaux vous verrez les outils qui sont nécessaires.
Je choisi le côté où la cavité est la plus étroite puis je taille en biseau le tronc,
Voila ce que vous obtenez, un côté droit : le fond, un côté incliné : le toit. Il peut arriver que la bûche soit assez longue pour confectionner deux nichoirs. raffinement suprême !
Il me faut percer maintenant un trou, c'est la porte d'entrée des locataires, attention suivant la dimension vous acceptez ou refusez telle ou telle espèce.
Comment savoir ? Très simple consultez le numéro 60 de notre journal favori, LA HULOTTE
Vous avez décidé de l'espèce que vous vouliez accueillir ? Muni d'une perceuse équipée d'une mèche vous percez un avant-trou, comme ceci,
Puis à l'aide' d'une scie cloche, du bon diamètre (celui correspondant à l'oiseau) vous "attaquez" la paroi de la bûche, attention bois dur signifie que ça chauffe, et retour de perceuse. Tenir fermement!
Pas de chance je suis obligé de faire une série de trous à la mèche sur le trait de scie car ma scie cloche ne va pas assez profond,
Puis de terminer le perçage à l'aide d'une gouge,
Voilà ça y est le trou est percé, non sans mal,
« Ho ! Jeanpoule, on dirait que c'est un pic qui a fait le trou ! t'es doué quand même !»
« Mais non, mais non !»
Bien nous allons maintenant nous occuper de la fixation de ce nichoir, juste sous le niveau du toit je pratique deux orifices, toujours à la perceuse,
J'y passe un fort fil de fer en double, il ne faut pas que le nichoir se décroche provoquant des blessures aux passants ou qu'il tombe avec ses occupants.
Après avoir choisi une planche de deux centimètres d'épaisseur ou plus, je découpe un toit,
Que je fixe avec des pointes?
Ce toit sera recouvert de zinc afin d'assurer sa pérennité,
Je n'enfonce jamais totalement les clous,me permettant ainsi d'intervenir sur le nichoir sans tout détruire.
Nous allons maintenant, araser l'autre bout de la bûche afin que la planche adhère parfaitement au fond,
deux pointes à peine enfoncées permettent d'effectuer le tracé qui nous servira à découper le fond
,
Remarquez que la forme du fond épouse parfaitement la forme du tronc, je cloue quatre pointes autour de fond du nichoir, elles me serviront à maintenir le fil de fer tenant le fond, le nettoyage sera facilité, (effectivement il faut après la saison de nidification ,en hiver, nettoyer les nichoirs, qui sans cela se rempliraient bientôt et ne pourrait plus être occupés)
je retourne l'ensemble, je passe le fil de fer dans un bout de tuyau d'arrosage (pour ne pas abîmer l'arbre supportant notre nichoir) une boucle et,
Voilà la "bête" en compagnie de l'outillage dont je me suis servi.
Elle est pas belle ma cabane à oiseaux ?
Elle n'attend plus que ses locataires.
Si vous êtes comme moi un fouineur, vous pourrez même trouver des anciens nids, comme ici ,de pic épeiche, abandonnés par les bûcherons, et bien "ça" économise un trou puisqu'il est déjà fait et hop un fond, un toit et le tour est joué,
«Ha! Jeanpoule toujours imité, jamais égalé, tu nous épates!»
«Mais non ! mais non !»
Et voici le nichoir installé, il ne restera pas là car il y en a déjà un pas très loin.
Vous allez dire que j'invente que j'affabule, le nichoir fini, , je terminais mon repas(la fenêtre donne juste sur le jardin où est installé ce nichoir), je contemplais mon oeuvre, lorsqu'une une mésange qui inspectait le lierre vient se percher sur le bord du trou d'envol du nichoir, c'est pas beau la Nature ?
À bientôt sur photonaturefontainebleau.
Tout serait parfait dans le meilleur des mondes si... nos amphibiens n'en n'avaient décidé autrement, le couloir de migration rencontrant un obstacle en l'occurrence des barrières de bois, s'en détourne et les animaux se retrouvent à nouveau sous les roues des véhicules.
Et tout recommence, il faut chaque année reposer les bâches plastique et transporter les amphibiens de l'autre côté de la route à l'aide de seaux.
Il est donc intéressant de constater que l'Homme voulant contraindre la Nature et concevoir un monde à son image, se trouve désemparé face à des réactions imprévisibles. Mais la Nature pendant des millions d'années a eu le temps de tester toutes les solutions aux problèmes rencontrés et s'adapte immédiatement à la plus rationnelle,qui à nos yeux ne l'est pas. ( par pur hasard mais là c'est mon avis, un peu comme pour les cathédrales, on construit, cela s'écroule, on améloiore, on recommence, on augmente telle pièce,ou telle autre, cela ne tient pas on réduit ici etc... et enfin tout tient, on retient la méthode et on applique pour les futures constructions, empirique certes mais tout aussi efficace )
Nous pourrions également émettre l'hypothèse qu'il existe dans une population animale un genre de mémoire collective.
Une étude très intéressante sur la migration des anoures ici
À bientôt les amis...
Suite de crapauduc et compagnie N°1
Ces crapauducs sont construits bien entendu sur les COULOIRS de MIGRATIONS empruntés chaque année à la même période par nos petites bêtes.
Ils consistent en un ou plusieurs passages installés à demeure sous la chaussée, comme ici aux abords de la plaine de SORQUES entre la forêt où vivent ces amphibiens et les anciennes gravières où ils s'accouplent et déposent leurs œufs.
Ci dessous vue du tunnel dont on voit l'extremité, la route passe au dessus...

Les animaux ne se dirigent pas naturellement vers ces passages, aussi faut-il les y contraindre à l'aide d'une barrière qui les "canalise" vers ces passages souterrains.
Arrivés de l'autre coté ils tombent dans un dispositif servant à les comptabiliser, une fois fait ils sont relachés et vivent leur vie d'amphibiens...
Le dispositif vu de plus près...
Et deux locataires en attente d'une libération anticipée
À suivre...
À quoi ça sert un crapauduc ?
Tout d'abord voyons le mot crapauduc, il se compose de crapaud et de duc, le crapaud que l'on ne présente plus ...
Et duc, en latin signifie, conduire, emmener, voir aqueduc, viaduc etc...
Il s'agit donc d'un dispositif destiné à conduire, diriger les crapauds et tous les AMPHIBIENS migrateurs vers un endroit où ils vont se ...
reproduire.
Mais retenons que ce crapauduc est utilisé par bon nombre d'animaux, autres que les amphibiens...
Quel était le problème, pour que l'on ait choisi d'installer ces dispositifs. Chaque année la plupart des amphibiens rejoignent le lieu, c'est important de le noter, où ils sont nés, pour se reproduire, mais durant ce voyage ils leur arrivent de traverser les routes et vu leur vitesse de déplacement et le peu de cas que nous autres automobilistes faisons de la vie animale, il y a forcément des hécatombes,ce n'est pas pour déplaire aux prédateurs qui se régalent alors de toutes ces proies servies si je puis dire, sur un plateau.
Les bénévoles installèrent donc et installent encore des dispositifs en toile en plastique ou en caoutchouc destinés à arrêter puis à collecter les animaux.
Les interventions faites auprès des pouvoirs public finirent par aboutir à certains endroit à la construction de ces crapauducs.
À suivre...
Liens utiles .http://www.fcpn.org/publications_nature/copy_of_amphibien