Motsclefs: Exposition, photographies, chasse photographique, Recloses, Buthiers,
«Boris
et Sylvain, vous invitent à partager leurs divagations naturalistes au
sein de la forêt de Fontainebleau et aux alentours de celle-ci.
Les
œuvres proposées ne représentent qu'une infime partie de la richesse et
de la diversité des espèces animales de notre région.
Ce
qu'ils voient et capturent sur papier est à la portée de tous ceux qui
prendront le temps d'écouter, de voir et de découvrir leur
environnement.
Toutes les images exposées ont été prises en milieu naturel et dans le plus strict respect des sujets photographiés».
S.B.

Vous pourrez retrouver Boris et Sylvain à
-À la salle polyvalente de Buthiers,le dimanche 8 novembre 2009.
entrée libre
-En l'église de Recloses, le dimanche 6 décembre 2009.
participation demandée au profit du téléthon
À bientôt sur photonaturefontainebleau.

Une vidéo à ne pas manquer, la vie des libellules un clic sur la photo vous permet de visionner le film.


Mots clefs: Abri, Abri sous roche, Abri gravé, Gravures rupestres, Essonne, GERSAR,
-Le contexte.
La rivière Essonne coule en contrebas, l'endroit est calme, et bucolique en diable.
En accord avec le président du GERSAR, j'assiste aujourd'hui aux travaux de déblaiement et de "relèvement" d'un nouvel abri orné.
-Description de l'abri.
Début extrait article de : Alain Bénard.
«Le site est situé sous un banc de grès très épais et forme un grand abri sous roche se prolongeant par une cavité en tunnel parallèle à l'escarpement.
Au dessus de l'entrée nord, une autre cavité forme un niveau supérieur dont la particularité est de n'être accessible que par une faille s'ouvrant sur le plateau et résultant du détachement d'une grande dalle du banc de grès en place (fig 1 et 2).
Cette faille, large de 1 m à 1,50 m est recouverte sur la totalité de sa longueur (qui est de 5 m) par une série de dalles calcaires parallèles et à l'évidence disposées volontairement (fig 3).
Ses deux extrémités ont également été obturées par d'autres dalles placées de champ. Ces dalles proviennent du niveau de calcaire de Beauce surmontant le grès Stampien affleurant au dessus de l'abri.
Cette couverture "mégalithique" est bien énigmatique. À une époque indéterminée, il y a eu volonté de transformer cette faille et sa cavité latérale en un ensemble clos. Aucun indice ou vestige archéologique ne permet de préciser la date de la réalisation de cette structure ni sa destination».
Fin de citation.
Au printemps 2008, une équipe du GERSAR entreprend de dégager la cavité supérieure de cet ensemble gravé découvert en 1998, par Christian Marchive.
La paroi gravée. (cavité supérieure)
Après l'évacuation du remplissage, constitué de terre limoneuse un panneau de 1,80 m sur 1,50 apparait dans toute sa beauté. Ce panneau est entièrement occupé par un ensemble très dense de gravures.
«Une des premières impressions ressentie au fur et à mesure que nous dégagions le panneau concernait la pureté et l'authenticité de ce que nous découvrions: aucun graffito, aucune inscription historique ne le polluait. (Christian Marchive 2009)
-Les représentations remarquables.
-L'équidé 1 (fig 7/1).
-La représentation animalière (fig 7/2).
-La représentation pisciforme (fig 7/9).
-L'équidé 2 (fig 7/11).
-Procédure.
Bien entendu, une fois découvert, l'abri orné est répertorié puis localisé de manière très précise, le GPS rend alors de très grands services durant cette opération.
Des fiches synthétisent les renseignements collectés.
Ces relevés font l'objet d'échanges riches et animées...
Pour établir ces calques de gravures, il faut faire un relevé méticuleux in situ
Il faut "jouer" de la balayette très délicatement, sans altérer les gravures, pour les débarrasser des éléments minéraux , puis une feuille en matière plastique et des feutres à la main...
les relevés peuvent commencer...
N'oublions pas que les acteurs sont dans l'obscurité et parfois dans des positions acrobatiques !
Dans le cas présent les gravures avaient été préalablement dégagées d'une importante couche de sédiments.
Les relevés sont toujours complétés par une prise de vue photographique,
qui viendra étoffer le dossier de l'abri gravé.
Le numérique permet de travailler en temps réel.
-Synthèse.
Localisations, calques de relevés, photographies constituent un dossier transmis aux services archéologiques de l'État et du département. Notons au passage que l'étude de cet abri a bénéficié d'une aide du Conseil général de l'Essonne, preuve de l'intérêt porté au travail des bénévoles !
La synthèse de ces travaux parait régulièrement sous forme de bulletins.
Quelques abris particulièrement remarquables ont fait l'objet de relevés intégraux, il s'agit là d'un travail colossal. En consultant l'album mis en ligne ICI ALBUM PHOTO vous pourrez imaginez le nombre d'heures qu'il faudra consacrer à celui-ci !
Pour plus détails concernant cette découverte remarquable je vous invite à lire les comptes-rendus établis à cette occasion et parus dans :
Art Rupestre N° 56 : (Publication du GERSAR)
-Le relevé des gravures doc 01
Mes plus vifs remerciements à Alain, Christian et Laurent pour cette journée riche et instructive passée en leur compagnie.
Nota. J'ai volontairement baptisé cet abri d'un nom un peu fantaisiste, et caché les noms des lieux afin de protéger, l'intégrité de cet ensemble gravé, et la tranquillité du propriétaire.
Mots clefs: Meule. Néolithique.Faÿ Lès Nemours . Grès, Meule à main, Meule dormante, Molette,
1-Le cadre historique.
Il est admis que la culture des céréales serait apparue au néolithique, c'est à dire entre moins 10 000 ans et moins 2000 ans avant notre ère. Les plus anciennes traces de cultures de céréales auraient été retrouvées dans une région baptisée "Le Croissant fertile".
Ces cultures de céréales semblent aller de pair avec la création d'outils et d'accessoires permettant la récolte, le stockage et le "traitement" des récoltes.
2-Les traces et indices de ces cultures disparues.
Cette meule, véritable jalon historique serait un ultime témoignage de cette époque néolithique. C'est une des rares meules de Seine et Marne, et la seule à notre connaissance à être encore en place sur les lieux mêmes où elle semble avoir été utilisée.
3-Situation géographique.
Les meules pouvaient être proches des habitations ou être placées à l'intérieur d'un bâtiment. Mais nous pouvons également admettre qu'une meule pouvait se trouver près d'un lieu de récolte ou d'extraction (cas de l'ocre).
Les
meules retrouvées en Seine et Marne sont généralement constituées d'un
solide bloc de grès, difficilement transportable. Un possible transport ne doit pas être pour autant écarté.
De nombreuses civilisations possédaient des meules transportables, beaucoup moins massives que celle-ci.
L'absence de ce type de meule dans notre région ne signifie pas que les meules portatives n'existaient pas !
4-Destination des meules.
Les meules peuvent servir à broyer des grains mais également des végétaux, des os, des terres colorantes, des fruits secs (noix, noisettes, faines, etc) rien ne permet d'affirmer avec certitude la destination de cette meule.
La meule pour être efficace doit offrir une surface rugueuse afin de bloquer les grains ou matières placés à l'intérieur, au passage de la molette les grains ou les matières sont déchirés.
5-Choix du bloc pour la confection de la meule.
Les concepteurs de cet outil, auraient pu retenir certains de ces critères pour effectuer leur choix :
-bloc de pierre nécessitant peu d'aménagements.
-situé aux abords de l'habitation, du lieu de récolte ou d'extraction des matériaux à moudre. Nous pouvons admettre malgré le poids que le bloc peut être transporté là où il sera utile.
-d'une hauteur telle que son utilisation soit aisée.
-offrir une surface relativement plane.
-ne présentant aucune fissure mettant en péril la pérennité de l'outil.
-d'une qualité de pierre homogène, facilitant le creusage puis le piquetage.
6-Préparation de la meule.
Une fois le bloc rocheux sélectionné quelques aménagements peuvent être faits:
-Creuser une cuvette destinée à retenir les matières à réduire.
-Piqueter l'intérieur de la cuvette à l'aide d'un percuteur.
7-Aspect de la meule.
L'intérieur de la meule peut être en rapport avec le résultat attendu. Un piquetage grossier (peu d'aspérités capables de retenir les matières) peut produire une "farine" ou plutôt une mouture grossière, à l'inverse un piquetage fin et soigné peut fournir une mouture fine.
L'observation minutieuse de ce vestige révèle
-Une zone fortement usée à la suite de l'utilisation de la meule (A).
-Une zone apparemment piquetée en bon état (C).
-Deux parties, éclatées par le gel (B).
-Une ligne de fracture (D).
Le piquetage d'origine disparait après de nombreuses utilisations, la meule devient inefficace, et doit être à nouveau piquetée.
Celle que nous avons sous les yeux est pratiquement lisse au toucher, et paraît peu performante, l'utilisateur ou "utilisatrice" (*1) devait consacrer plus de temps et d'énergie que sur une meule bien piquetée. Mais ne connaissant pas la destination de cette meule il est difficile de se prononcer avec certitude. Elle a pu être également délaissée au profit d'une meule tournante.
(*1) Comme c'est encore le cas dans beaucoup de "civilisations" actuelles je pense que les travaux répétitifs et pénibles du passé, ont dû être confiés aux plus faibles, c'est à dire à "celles" qui depuis la nuit des temps servent les hommes et les mettent au monde.
8-La molette.
La meule dormante va de pair avec une molette, c'est une pierre dont les dimensions lui permettent de se déplacer dans la zone où se trouve la matière à réduire, la molette pour être efficace peut être, elle aussi piquetée.
La molette peut comporter une zone facilitant sa préhension, mais ce n'est pas une obligation. elle peut être faite dans le même matériaux que la meule mais là aussi ce n'est pas une constante.
Statuette égyptienne (au centre) représentant une femme en train de moudre du grain.
Une meule et sa molette en "situation".
9-Préservation.
Il semble, d'après l'auteur d'une des notes citées en référence ou en lien que des "pourparlers" soient en cours pour "évacuer" (2*) ce vestige vers le musée de Nemours.
(2*)
J'ai
volontairement choisi ce terme car je ne suis pas très favorable à ce
genre d'opération, il est en effet dommage de ne pouvoir contempler sur le
terrain que des copies lorsqu'elles existent ! Je sais que laissée sur place cette meule peut être
volée, détruite ou vandalisée.
De toute façon dans le cas présent il ne restera plus rien après cette
évacuation, ni la meule ni sa copie. Et il nous faudra payer pour la
contempler,là, c'est encore un autre problème. (j'exprime là un point de vue tout à fait personnel)
10-Divers.
10.1-Le pain.
Le
"pain" des temps anciens ne devait sûrement pas ressembler à celui que
nous pouvons nous procurer auprès des boulangers. Il est confectionné
aujourd'hui avec une farine d'une blancheur à faire pâlir nos ancêtres
et contient de nombreux résidus et additifs chimiques.
Non, ce pain complet préparé sans levure devait se présenter sous forme d'une galette plus ou moins noire remplie de son.
10.2-Le blé.
Le blé comme d'autres céréales a subi une pression de sélection, le faisant passer du stade de plante "sauvage" à celui de plante cultivée.
Nous pouvons considérer le Moyen-Orient et l'Égypte comme le berceau du blé.
Actuellement deux types de blé ont une grande importance économique:
-le blé dur ,servant a fabriquer semoules et les pâtes.
-Le blé tendre, appelé également froment utilisé principalement pour la panification.
D'autres variétés anciennement cultivées, méritent d'être citées:
-L'épeautre, cultivé en agriculture dite biologique.
-L'engrain anciennement cultivé est peut-être à l'origine de "notre" blé actuel.
11-Pour approfondir le sujet.
1-Une excellente étude sur le matériel de broyage en préhistoire.
Les conclusions de cette étude peuvent être "chargées ci dessous.
ICI Téléchargement Conclusion_matériels_broyage_préhistoire
le texte complet est visible à cette adresse.
http://bcrfj.revues.org/index1682.html#tocto3n3
2-Un excellent site sur les meules.
http://meule-a-main.blogspot.com/
3- Un texte provenant du site Persée
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1910_num_7_5_11786
4-Acte d'un colloque sur les meules à grains.
5-Document de Jean-Pierre Hofstetter traitant de cette meule
téléchargeable ici
Je suis heureux de vous présenter aujourd'hui, Alain Ledru, passionné lui aussi par la forêt de Fontainebleau.
Sa passion pour la nature est née dès qu’il a su marcher,d’un naturel casse-cou, le voici qui grimpe aux arbres et escalade les rochers.
À l’école, les
cours de sciences naturelles dispensés par son instituteur, se déroulaient… en
forêt.
Lorsqu’arrivaient
les vacances, c’est au centre aéré de la Faisanderie qu’il passait ses
journées, parcourant le Mont Aigu, le Mont Fessas, et le Long Boyau.
Les Éclaireurs
de France, consolident son goût pour la nature durant l’adolescence.
Et puis, comme votre serviteur, il visite une exposition de L’APNAFA (Association des Photographes
naturalistes Amateurs de Fontainebleau Avon), présidée par Michel Agron, à la salle des élections, et
c’est, la révélation.
La chasse
photographique est devenue au fil des années une passion dévorante.
Il réalise
quelques expositions, mais voici qu’arrive le numérique et la possibilité de
partager avec d’autres passionnés son goût pour la nature et la photographie.
Comme beaucoup d’entre-nous ce n’est pas l’argent qui lui dicte sa conduite, mais plutôt une envie de communiquer ses émotions, et le plaisir éprouvé au contact de la nature.
Vous pouvez vous rendre sur son site ci-dessous.
À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.
Durant cette petite balade au bord d'un cours d'eau, je ne pensais pas rencontrer notre amie la Chouette hulotte Strix aluco.
Il existe sur une des rives, une vieille bâtisse en ruine, les trous dans ses murs, offrent de bons emplacements aux oiseaux cavernicoles pour y établir leur nid. Je ne manque jamais d'y jeter un coup d'œil en passant.
C'est sans bruit que j'aborde la ruine, par l'ouverture de la porte, je jette un œil, des fientes blanches attirent mon attention, hop ! trop tard, elle était là, perchée sur le sommet d'un des murs. C'est trop bête ! Quelle manque de chance.
Confiante dans son plumage camouflé, la Chouette hulotte m'observe essayant peut-être de deviner mes intentions, je fais un pas de trop, me trouve trop dangereux et, sans bruit part se réfugier dans un arbre à quelques dizaines de mètres de là.
J'en profite pour faire le tour du bâtiment, et réfléchir à la possibilité de me camoufler pour lui tirer le portrait, les jours suivants.
Les fientes blanches caractéristiques sont présentes également à l'extérieur de la bâtisse, sur les murs et sur le sol.
Elle a trouvé un excellent refuge pour y passer la journée, perchée sur le sommet du mur, elle est abritée des regards par le feuillage et les branches d'un arbre abattu par le vent sur le bâtiment.
La flêche jaune indique son perchoir et la rouge l'endroit où tombent fientes et pelotes de réjections.
Si je n'y prends garde, il m'est difficile de voir ces pelotes au milieu des feuilles mortes, leur couleur se confond avec elles.
La longueur est de plus ou moins 6 à 7 cm pour un diamètre de 2 à 3 cm.
Le contenu est toujours très intéressant et instructif. "Disséquer" des pelotes de réjection permet au naturaliste d'appréhender le régime alimentaire de l'oiseau.
Voici ce que contenait une pelote collectée à cet endroit.
-7 crânes de musaraigne et leurs mâchoires inférieures.
-1 crâne de campagnol et les os de la mâchoire inférieure.
- Et x os divers.
Il est intéressant de noter que les crânes sont tous fracturés sur leur partie arrière, est-ce là la preuve que la chouette donne un coup de bec sur le crâne pour tuer ses proies ?
D'après Paul Géroudet "Les rapaces diurnes et nocturnes d'Europe", une Chouette hulotte rejette 1 à 2 pelotes par 24 heures. les proies quotidiennes consommées représentent un poids de 60 à 140 grammes !. C'est dire l'impact de la chouette sur les populations de micro rongeurs.
À bientôt les amis pour de nouvelles aventures.
C'est la rentrée pour le GERSAR Groupe d'Études de Recherches et Sauvegarde de l'Art Rupestre.
Le rendez-vous est fixé à Villeneuve-sur-Auvers, le dimanche 4 octobre, en bordure du massif de Fontainebleau.
Au programme de la matinée de très beaux abris, dont un classé à l'inventaire des monuments historiques en date de 1972.
Après un repas tiré du sac l'après-midi est consacré lui aussi à la découverte, d'abris ornés mais également à celle de très beaux polissoirs dont un dans un état de conservation exceptionnel.
Vous pouvez consulter l'album de cette sortie en cliquant la photo ci-dessous.